Dans cet entretien que le manager du parolier de la musique guinéenne a accordé à notre reporter,  Mamoudou DIAKHABY révèle  le calendrier de la tournée artistique que son protégé doit entreprendre en Amérique du Nord…  Il aborde aussi certaines questions dont entre autres sa maison de production, le label Dim Production qui se trouve en France…. Lisez.

Vous dites que vous êtes le manager de l’artiste Amadou SODIA. Quelles sont les projets à court et moyen termes  de l’artiste?

Mamoudou DIAKHABY : Oui effectivement, Amadou SODIA est un artiste, auteur, compositeur, réalisateur, dramaturge. Il est avant tout griot. C’est pour cela qu’il est surnommé le Parolier africain, qui joue un rôle de premier plan dans nos sociétés. Pour son agenda culturel, il va être très chargé les mois qui arrivent. Notre structure a pu décrocher plusieurs contrats en Amérique du Nord, notamment au  Canada, où l’artiste fera une grande tournée à partir du 18 juillet à Montréal, puis le 25 juillet à Vancouver, ensuite il se rendra à Edmonton. Plusieurs autres villes sont en cours de négociation pour des tournées.  Après cette grande tournée, d’autres événements d’envergure sont en préparation en Afrique aussi.

Depuis quand vous collaborez avec Amadou SODIA ?

Depuis 2009, à l’époque j’étais dans le bureau de l’association des jeunes Guinéens de France. J’étais le chargé de la communication et des relations extérieures. J’étais le responsable du pôle artistique, depuis qu’on s’est vus à l’époque ça s’est très bien passé et cela nous a rapproché sur le plan professionnel, tout est parti de là.

Cela veut être qu’Amadou SODIA a été toujours produit par Dim Production ?

Non, notre collaboration était sur le plan managérial, c’est à travers Dim Communication que l’on gérait l’artiste.

Où se trouve cette maison de Production et quelle est sa particularité ?

Notre maison de production a été créée en Angleterre, plus précisément à Manchester et son siège est à Paris. Notre particularité comme son nom l’indique DIM (Djigui Innovation  Mangement), c’est l’innovation, nous nous préparons pour venir bientôt avec des productions qui contribueront à l’image de la culture guinéenne et Africaine en général.

Comment se porte la culture guinéenne en Occident et la France en particulier ?

Je peux dire avec les maigres moyens des opérateurs culturels guinéens que ça soit en France ou dans les autres pays de la Diaspora, la culture guinéenne commence à sortir du bout du tunnel, nous avons beaucoup de nouveaux talents ici dans la diaspora, seul les moyens nous manque, avec un peu de coup de pouce notre culture continuera de triompher sur le plan international.

Beaucoup estiment que qu’en Guinée la plupart des artistes n’ont pas de structures managériales fiables. Vous en tant qu’homme de culture, vivant à l’extérieur, quels conseils prodiguerez-vous aux artistes de la place mais aussi aux hommes de culture guinéens dans ce sens ?

Merci, votre question est pertinente, si j’ai un conseil à donner, je dirais qu’il faut des mots clés pour la réussite : la discipline, le sacrifice et la créativité, je vais vous explique en détail :

La discipline : est essentielle entre un artiste et son manager, les deux se doivent un respect mutuel sans cela, ça ne peut fonctionner. Je prends l’exemple entre Amadou et moi, je peux vous assurer c’est parce qu’on se respecte, on a gagné des trophées ensemble. Notre distinction en qualité d’Ambassadeurs de la Paix, sa femme, lui et moi-même, en 2014 aussi, nous avons tous été distingués à Talents de Guinée à Paris.

Le Sacrifice : le manager et l’artiste même s’ils ne sont pas parfois d’accord sur certains points, la finalité doit être ce qui fait avancer l’artiste. Ils doivent être des véritables complices car sans l’entente vous ne pouvez aller nulle part.

La créativité : le manager doit toujours chercher des nouveaux thèmes à soumettre à l’artiste, lui aussi doit demander l’avis de son manager sur les thèmes qu’il chante.

Donc pour réussir il faut beaucoup travailler, être discipliné, faire des sacrifices et beaucoup innover. La créativité aussi ne suffit pas seulement, il faut avoir une vision et bien organiser.

Auriez-vous un message à passer aux fans d’Amadou SODIA pour clore cette interview ?

Je remercie tous les fans qui soutiennent Amadou SODIA et qui nous soutiennent sans eux, nous ne sommes rien. Nous arrivons très bientôt pour eux avec plusieurs nouveautés et je termine par des remerciements et des gratitudes à l’endroit de votre groupe de presse : L’Indépendant-Le Démocrate, car nous avons le même combat, la presse a un rôle de premier ordre pour l’épanouissement des artistes et la culture en général. Je vous remercie et je vous dis à très bientôt.

Interview réalisée par Richard TAMONE in L’Indépendant