Le ministre de l’Enseignent supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Bah, a présidé ce mercredi 29 mars, à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la cérémonie de remise du Prix d’Excellence et du lancement de l’initiative pour le développement de la formation des filles/femmes.

‘‘Nous demandons la mise en application des conventions, des lois qui ont été ratifiées par le gouvernement guinéen. Pour qu’on puisse les appliquer correctement. Nous encourageons le gouvernement à continuer dans sa lancée de pouvoir mettre plus d’accent sur les postes de responsabilité donnés aux femmes et aux jeunes. Nous demandons la mise en place d’un fonds avec des mécanismes innovant pour que nous puissions contribuer à la formation des filles et des femmes dans tous les secteurs d’activité, mais plus particulièrement dans l’enseignement supérieur, a plaidé Djénabou Camara, la cheffe de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieure et de la recherche scientifique.

Pour sa part, Dr Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a rappelé que ‘‘cette cérémonie organisée pour la deuxième fois, vise à nous réapproprier les valeurs et les idéaux tels que le travail, l’effort, le mérite, l’excellence. Je me réjouis également de l’enthousiasme et de l’émulation suscités par ce prix lors de la première remise. Car le constat général est qu’il existe un très grand écart entre les hommes et les femmes dans tous les domaines. Et particulièrement dans les sciences et les technologies. Ce prix peut changer les mentalités. Combattre les préjugés, ouvrir des nouvelles perspectives pour les femmes. Il apporte une reconnaissance et visibilité pour les femmes scientifiques. Reconnaissance et visibilité nécessaires pour déconstruire les stéréotypes encore vivants’’.

prix excellence

Par ailleurs, Madame Hadja Aissatou M’Bara Diallo cheffe service genre et équité au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique estime que ‘‘c’est une question de sous-représentation notoire des femmes qui fait que nous organisons ce prix pour aider les filles et les femmes afin qu’elles puissent faire carrière dans l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Imaginez-vous dans l’enseignement supérieur il n’y a que 2,36% d’enseignante’’.

Elle est consciente que ‘‘ne peut pas être enseignante qui le veut. Mais nous souhaitons la motivation des femmes à réellement avoir les formations de qualité pour qu’elles puissent, au même titre que les hommes, enseigner à l’université, faire des recherches scientifiques. Et pourquoi pas être des recteurs, directrices ou fondatrices des institutions supérieures. C’est pour aller à ce niveau-là qu’on a organisé ce prix pour créer la motivation, l’émulation entre femmes et les filles pour primer les meilleures. Si tu es étudiante, pour participer ce à ce prix, il faut avoir au moins 7,50 sur 10. C’est un critère obligatoire. Les médiocres ne peuvent pas postuler à ce prix. Pour les enseignantes chercheuses il leur faut beaucoup de publications. Si elles n’arrivent pas à publier au niveau de leurs institutions d’origine, elles ne pourront pas participer à ce prix’’.

La cérémonie a pris fin par la remise des satisfécits aux 19 lauréates de la deuxième édition du prix d’excellence.

Bhoye Barry pour guinee7.com