Depuis le décès de Soriba Sorel Camara, le 19 janvier dernier,  Conakry est sans Gouverneur. Dans un pays où tout ou presque part du chef, il va sans dire que le gouvernorat est actuellement paralysé. Mais pourquoi attend-on de nommer un gouverneur en remplacement de Soriba Sorel.

En principe, le nom du gouverneur est proposé par le ministre de l’Administration du Territoire. Mais le gouvernorat de Conakry est si stratégique que c’est généralement le président qui y nomme « son » homme. Alors selon certaines indiscrétions, le président Alpha Condé veut nommer «une personne audacieuse, de préférence originaire de la zone de Conakry ou ayant fait ses humanités ici. Bref un homme ou une femme qui connait bien le terrain », nous a confié un administrateur qui active tout un réseau pour se faire nomme au poste de Gouverneur de Conakry.

Le RPG, parti au pouvoir veut, lui aussi avoir le même poste. Problème ? Le président Condé aurait du mal à avoir le profil cité haut au sein de son parti. Il se donne alors le temps de réfléchir. Jusque quand ? C’est toute la question.

Aziz Sylla pour guinee7.com

1 COMMENTAIRE

  1. Le pouvoir discrétionnaire du Président ou l’esprit de nos textes de Loi (compétence liée) ?
    Depuis sa promulgation et son entrée en vigueur, la Constitution de Mai 2010 a érigée en son article 134, à l’alinéa 3, les régions administratives en collectivités locales. Le code électorale précisant cette réforme, indique en son article 134 alinéa 2 qu’il existe désormais dans les régions des assemblées éligibles. Elles portent respectivement la dénomination de conseil de ville pour la zone spéciale de Conakry et conseil régional pour les autres.
    En vertu des principes de la décentralisation administrative, garantie en Guinée par les articles 136, 137 de la constitution, les articles 123, 124, 125, 126,127 et suivants du code électoral, les très prochains conseils régionaux devraient être élus par un collège électoral composé par tous les maires des communes urbaines et rurales des régions concernées.
    Malheureusement, pour satisfaire les frondeurs du RPG taxés d’incompétent pour occuper des postes de ministre, le président Conde envisage dans les coulisses de nommer par décret dans les prochains jours, quelques responsables du RPG aux postes de gouverneur dans les huit régions administratives en violation flagrante des principes de la décentralisation, de la constitution et du code électoral guinéen.
    Qu’allais-je proposer au professeur Alpha Conde si j’étais son conseiller juridique ?
    En étant conseillers juridique du président de la république, je devais tirer des leçons des difficultés rencontrées au niveau de nos communes lors de l’application du fameux accord du trois aout. Pour la désignation des délégations spéciales en lieux et place de l’organisation des élections communales libres et transparentes des disputes y étaient souvenues.
    La CENI, l’institution en charge de l’organisation et de la supervision des élections en guinée, vient de proposer la date du 30 juin 2016 pour la tenue des élections communales et communautaires.
    Pour éviter de continuer dans l’illégalité, le président de la république ne devrait pas nommer de nouveaux gouverneurs jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires, pour permettre aux prochains maires des communes urbaines et rurales des régions concernées d’élire le conseil régional conformément à l’article 125 du code électoral.
    La seconde alternative que je suggère pour éviter toute l’illégalité, en cas d’un éventuel changement à la tête des gouvernorats, est d’autoriser les différentes délégations spéciales mise en place dans les communes afin de procéder à cette élection des conseils régionaux plutôt que d’attendre l’élection des maires en juin prochain pour qu’ils observent l’épuisement des 30 jours au plus après les élections communales et communautaires conformément à l’article 126 alinéa 2 du CE.
    Succinctement, dans la zone spéciale de Conakry dont nous perdons récemment le premier responsable en la personne de monsieur le gouverneur Soriba Sorel Camara (paix à son amen), le choix du conseil de ville devrait être attribué aux conseillers des différentes communes de Conakry (article125 alinéa 2 du CE).

    Pour terminer, je suggère au Président conformément aux textes de loi et dans le strict respect des règles de la décentralisation, la convocation dans un bref délai d’un collège électoral qui ne sera composé que des conseillers (délégations spéciale) des cinq communes de Conakry pour élire le conseil de ville de la zone spéciale de Conakry. Les nouvelles délégations spéciales se constitueront librement en collège électoral pour choisir le prochain locateur du gouvernorat de Conakry.Le pouvoir discrétionnaire du Président ou l’esprit de nos textes de Loi (compétence liée) ?
    Depuis sa promulgation et son entrée en vigueur, la Constitution de Mai 2010 a érigée en son article 134, à l’alinéa 3, les régions administratives en collectivités locales. Le code électorale précisant cette réforme, indique en son article 134 alinéa 2 qu’il existe désormais dans les régions des assemblées éligibles. Elles portent respectivement la dénomination de conseil de ville pour la zone spéciale de Conakry et conseil régional pour les autres.
    En vertu des principes de la décentralisation administrative, garantie en Guinée par les articles 136, 137 de la constitution, les articles 123, 124, 125, 126,127 et suivants du code électoral, les très prochains conseils régionaux devraient être élus par un collège électoral composé par tous les maires des communes urbaines et rurales des régions concernées.
    Malheureusement, pour satisfaire les frondeurs du RPG taxés d’incompétent pour occuper des postes de ministre, le président Conde envisage dans les coulisses de nommer par décret dans les prochains jours, quelques responsables du RPG aux postes de gouverneur dans les huit régions administratives en violation flagrante des principes de la décentralisation, de la constitution et du code électoral guinéen.
    Qu’allais-je proposer au professeur Alpha Conde si j’étais son conseiller juridique ?
    En étant conseillers juridique du président de la république, je devais tirer des leçons des difficultés rencontrées au niveau de nos communes lors de l’application du fameux accord du trois aout. Pour la désignation des délégations spéciales en lieux et place de l’organisation des élections communales libres et transparentes des disputes y étaient souvenues.
    La CENI, l’institution en charge de l’organisation et de la supervision des élections en guinée, vient de proposer la date du 30 juin 2016 pour la tenue des élections communales et communautaires.
    Pour éviter de continuer dans l’illégalité, le président de la république ne devrait pas nommer de nouveaux gouverneurs jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires, pour permettre aux prochains maires des communes urbaines et rurales des régions concernées d’élire le conseil régional conformément à l’article 125 du code électoral.
    La seconde alternative que je suggère pour éviter toute l’illégalité, en cas d’un éventuel changement à la tête des gouvernorats, est d’autoriser les différentes délégations spéciales mise en place dans les communes afin de procéder à cette élection des conseils régionaux plutôt que d’attendre l’élection des maires en juin prochain pour qu’ils observent l’épuisement des 30 jours au plus après les élections communales et communautaires conformément à l’article 126 alinéa 2 du CE.
    Succinctement, dans la zone spéciale de Conakry dont nous perdons récemment le premier responsable en la personne de monsieur le gouverneur Soriba Sorel Camara (paix à son amen), le choix du conseil de ville devrait être attribué aux conseillers des différentes communes de Conakry (article125 alinéa 2 du CE).

    Pour terminer, je suggère au Président conformément aux textes de loi et dans le strict respect des règles de la décentralisation, la convocation dans un bref délai d’un collège électoral qui ne sera composé que des conseillers (délégations spéciale) des cinq communes de Conakry pour élire le conseil de ville de la zone spéciale de Conakry. Les nouvelles délégations spéciales se constitueront librement en collège électoral pour choisir le prochain locateur du gouvernorat de Conakry.

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