Face aux membres du jury, ce mardi à Conakry, une vingtaine d’entrepreneurs désireux de rafler le prix SADEN de la meilleure entreprise de l’année, les 11 et 12 mars prochain, ont passé une audition de présélection.

Inscrites dans les catégories Agriculture, agrobusiness/innovation et Elevage, seules six entreprises sélectionnées dans cette présente phase, auront la chance de compétir lors du salon des entrepreneurs de Guinée, pour bénéficier d’accompagnements technique et financier.

Gassama Ibrahima Sambegou, directeur des opérations du projet de développement agricole intégré de Guinée, de nous expliquer les règles du jeu qui d’après lui seraient basées sur « 4 axes ».

 « Globalement sur les projets, il y a l’aspect présentation du projet. Donc l’impression du jury par rapport au projet qui est présenté. Mais il y a aussi toutes les questions liées à la pertinence du projet, par rapport à la filiale ; en terme de création de richesse ; en terme de création d’emploi. Mais aussi la maitrise de l’écosystème global du projet en terme de rentabilité, et puis l’approche commercial, la stratégie globale de mise en œuvre du projet », a détaillé ce membre du jury.

Avant de signaler qu’à la mi-journée : « on a eu pas mal de coups de cœur déjà. Depuis le matin, on a 6 à 7 projets. On a vu des projets assez intéressants en terme de concepts. On a vu des projets assez bien maitrisés par les promoteurs qui les ont présentés ; ce qui prouve déjà que les acteurs ont eu le recul. Qu’ils ont des prérequis, par rapport à l’activité qu’ils veulent mettre en place. On est sur du bon tempo. Globalement tous ces projets méritent un accompagnement. »

Après avoir présenté son projet, Camara Ibrahima, président de la coopérative des jeunes pour le développement agricole en Guinée, nous a confié que dans sa présentation : « j’ai pu faire mon maximum. J’ai l’impression que je vais remporter cette année. C’est la renommée du prix qui m’emporte. Si j’ai ce prix, 60% seront ajoutés au niveau de mon investissement, il y aura 30 pour cent des actions sociale et environnementale et les 10%, je peux les investir dans mes propres affaires. »

Par ailleurs, ce candidat malheureux de la dernière édition du salon, ne compte pas se décourager : « l’entreprenariat est devenu une passion pour moi. Donc échouer pour un premier temps, cela ne va pas me décourager, mais m’encourager à faire mieux. C’est cette envie qui m’a poussé à me présenter cette année. Si je n’ai pas le prix cette année, je me représenterais pour l’année prochaine. »

Au sortir de la salle de présélection, Mlle Diallo Mariam Oury, gérante principale de jeune producteur ananas de Guinée (JPAG), a fait noter que le SADEN est pour elle, « une opportunité pour moi d’être financée, accompagner et agrandir mon entreprise de telle sorte que je puisse atteindre mes objectifs à court, moyen et long terme ».

Avant de terminer en disant : « Je peux dire qu’avec les membres du jury ça été. Pour moi, j’ai répondu à leurs questions. Ça dépend de ce qu’ils vont en penser. Le reste leur revient. Je compte quand même continuer l’aventure. »

Pour nombreuses entreprises dans le pays, le salon des entrepreneurs est une aubaine de s’impliquer dans le développement du pays. C’est pourquoi en sa qualité de membre du jury, Xénophane Canteaut, directeur du développement dans une société de loterie de la place et partenaire au SADEN n’a pas manqué de signaler que si sa société « se porte aujourd’hui partenaire du projet SADEN, c’est parce que tout simplement nous aussi, on a comme ambition en tant qu’entreprise citoyenne, d’aider justement ce type de projet pour aider de jeunes entrepreneurs ou moins jeunes à développer des produits pour le développement du pays ».

 Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

Publicités