Censure

Kaloum/ Ce qu’il faut savoir sur la défenestration d’Ibrahima Sory Soumah, poussé du 5ème étage par ses employeurs

La défenestration du jeune Ibrahima Sory Soumah par ses employeurs ce mercredi, au quartier Sandarvalia, dans la commune de Kaloum, a créé de la colère chez les jeunes de la localité.

Ces derniers, empêchés par les forces de l’ordre ont voulu venger la mort de ce technicien de surface, en tentant de caillasser l’immeuble duquel le jeune a été balancé.

Aboubacar Soumah, l’un des habitants de la cour où le corps est tombé a expliqué les circonstances. « On était assis dans la cour. Ce jeune travaillait pour les libanais. Donc ils se sont disputés. Parce que selon eux, ce dernier a volé leur argent. Ils étaient à cinq contre lui, on dit que c’est dans ces disputes qu’ils l’ont poussé par la fenêtre. Mais on a entendu aucun cri avant qu’il ne tombe. Donc pour moi, c’est comme s’ils l’ont tué avant de le pousser dans le vide » a conclu ce dernier.

Son oncle Mohamed Camara nous explique ce qui lui a été rapporté. « On nous a appelé pour nous informer que le petit est mort. On est allé demander dans la cour voisine là où il est tombé. Ceux-ci nous disent que ce n’est pas possible qu’il soit tombé de lui-même. Ceux-ci disent que c’est après l’avoir tué qu’ils l’ont jeté du haut de la fenêtre et il est tombé en décrochant le climatiseur avec lequel il est tombé. »

Une thèse à laquelle ce membre de la famille adhère, selon le constat qu’il a pu faire en voyant le corps de son neveux. « Nous avons vu le cadavre. Il a la langue qui est pendue. Quelqu’un qui meurt naturellement ne peut pas faire sortir sa langue comme ça. C’est ça notre constat. Nous allons au commissariat pour voir. »

Elhadj Siaga Menguèta Camara, président du conseil de quartier explique que les forces de sécurité sur place ont arrêté les présumés assassins. « Mon chef secteur m’a appelé pour me dire qu’un jeune est tombé du 5ème étage et est mort. Je me suis rendu sur les lieux. Je me suis immédiatement rendu au commissariat central informé le commissaire. Et ils sont tous venus. La DPJ était là, la commissaire a informé la protection civile qui est venue prendre le corps et l’envoyer à l’hôpital. Il y a des gens qui étaient enfermés là-bas. La police est allée tous les cueillir. Ils sont au commissariat. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com

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