Un tirage au sort, placé sous la supervision d’un huissier de justice, s’est déroulé au siège de la Haute Autorité de la communication (HAC) ce vendredi 20 août 2025. L’objectif était de déterminer l’ordre de passage à la RTG des partis politiques et des plateformes de la société civile dont les éléments de campagne doivent être diffusés.
Au total, 24 partis politiques et 4 organisations de la société civile ont été retenus sur une centaine. Quant aux mouvements de soutien, ils ont été exclus, car ne répondant pas aux conditions fixées par la HAC.
L’ordre de passage a été établi comme suit :
« 1ᵉʳ – UDG (Parti) ; 2ᵉᵐᵉ – ROPACIPH (Société civile) ; 3ᵉᵐᵉ – UNPG (Parti) ; 4ᵉᵐᵉ – RGUD (Parti) ; 5ᵉᵐᵉ – RGP (Parti) ; 6ᵉᵐᵉ – FPTD (Parti) ; 7ᵉᵐᵉ – PDP (Parti) ; 8ᵉᵐᵉ – UNG (Parti) ; 9ᵉᵐᵉ – BAG (Parti) ; 10ᵉᵐᵉ – PJDG (Parti) ; 11ᵉ – PGD (Parti) ; 12ᵉᵐᵉ – PUSG (Parti) ; 13ᵉᵐᵉ – ARP (Parti) ; 14ᵉᵐᵉ – LaNG (Parti) ; 15ᵉᵐᵉ – UPG (Parti) ; 16ᵉᵐᵉ – PGSD (Parti) ; 17ᵉᵐᵉ – MSP (Parti) ; 18ᵉᵐᵉ – FAN (Parti) ; 19ᵉᵐᵉ – DEPEG (Société civile) ; 20ᵉᵐᵉ – PGC (Parti) ; 21ᵉᵐᵉ – USEG (Société civile) ; 22ᵉᵐᵉ – FND (Parti) ; 23ᵉᵐᵉ – BL (Parti) ; 24ᵉᵐᵉ – AFC (Parti) ; 25ᵉᵐᵉ – PPRG (Parti) ; 26ᵉᵐᵉ – UPR (Parti). »
Après ce tirage, Me Bakari Namori Camara, huissier de justice, a donné des explications :
« En tant qu’officier ministériel, j’ai été requis par la Haute Autorité de la communication à l’effet d’officier le tirage au sort. Vous savez, la campagne référendaire s’ouvre dimanche. Il est question de faire un tirage au sort des partis politiques agréés ainsi que des plateformes de la société civile. À cet effet, le MATD a transmis une liste des partis politiques et plateformes de la société civile qui sont à jour. Donc, conformément à ces deux listes, on a travaillé et on a tiré au moins 24 partis politiques à jour, présents aujourd’hui, ainsi que 4 plateformes de la société civile. »
Avant de préciser : « En vérité, les mouvements de soutien ne sont pas des entités proprement dites. Ce sont des militants et sympathisants qui se réunissent pour créer un mouvement. Mais légalement, ce ne sont pas des partis politiques. Et vous voyez donc, la campagne référendaire étant encadrée par la loi, ce sont les partis politiques et les plateformes de la société civile agréés et à jour qui peuvent passer. Donc, la HAC a tiré au sort par rapport à l’ordre de passage à la RTG. »
Tous n’ont pas accueilli la décision avec satisfaction. Oumar Keïta, fondateur général du Mouvement de la jeunesse pour le progrès de la Guinée (MJPG), a exprimé sa déception, même s’il s’est résigné : « Nous sommes désolés, mais comme l’huissier a expliqué devant vous, les journalistes, ils disent que les mouvements ne sont pas autorisés à faire passer leur image à la RTG. Que la loi l’interdit. Et que si on avait une autorisation de celui qu’on soutient, avec une attestation, ils accepteraient qu’on passe à la télévision nationale. Nous, malheureusement, nous soutenons le général Mamadi Doumbouya. On n’a pas accès à lui pour lui demander une attestation, comme je l’ai dit même dans la salle. Nous avons commencé ce mouvement il y a à peu près deux ans, mais le général Mamadi Doumbouya ne nous a jamais reçus. Il ne nous connaît pas. Peut-être qu’il connaît, mais on n’est pas en contact. »
Il a tout de même annoncé d’autres mesures :
« C’est pourquoi je dis qu’on est désolés, mais ça ne nous découragera pas. On va continuer sur le terrain. Si le “oui” l’emporte, on va se battre encore davantage, et s’il faut même écrire au MATD pour que cette fois-ci les mouvements soient autorisés. Les médias privés vont nous accompagner, comme ils l’ont toujours fait. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com