Censure

Réunion du CNOSCG : pourquoi le SLECG a refusé de participer

Ce dimanche 30 novembre 2025, le Comité National des Organisations Syndicales des Cadres de Guinée (CNOSCG) a tenu une réunion avec plusieurs centrales syndicales autour des questions qui continuent de diviser le secteur. Toutefois, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) était absent de cette rencontre.

Interrogé sur cette absence, Aboubacar Soumah, président du SLECG, a expliqué les raisons de cette décision. « Bon, effectivement, nous avions été contactés hier par le président du CNOSCG. Et nous avions donné notre accord de principe pour être là-bas aujourd’hui à 14 heures. Mais après, beaucoup de réflexions et compte tenu aussi des cas sociaux que nous avons enregistrés, nous avons dit que nous ne pouvions pas être de la partie », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi en décrivant la suite des échanges : « Dès que j’ai pris la décision-là, j’ai appelé le président du CNOSCG pour l’informer. Donc, il est venu chez moi, à domicile, avec une délégation. Ils m’ont fait passer un message. Et le message était quoi ? Qu’ils sont préoccupés par la paix, ils sont préoccupés par la préservation de la quiétude sociale et surtout par l’avis de grève qui est déposé. »

Aboubacar Soumah a tenu à clarifier la position de son organisation : « Je leur ai fait comprendre que nous, nous n’avons aucun problème. Pour ce qui concerne les relations entre les autres syndicats et nous, on n’a pas de problème, on continuera à travailler, mais c’est eux qui se sont désolidarisés, c’est eux qui n’ont pas accepté la main tendue du gouvernement. On ne peut pas défoncer une porte qui est déjà ouverte. »

Le président du SLECG a également rappelé les avancées obtenues dans les négociations en cours : « Nous sommes en train de négocier. Nous avons eu des acquis considérables. Moi, je dirais considérables parce qu’on a reçu parmi les 11 points, beaucoup de points ont été satisfaits. Le déblocage des salaires est satisfait, la rentrée scolaire a été satisfaite bien avant. Dans le statut particulier, la bonification des échelons et des grades a été obtenue. Et tout ça, c’est après avoir ouvert les négociations. »

Enfin, il a dénoncé le dépôt d’un avis de grève par certaines structures syndicales : « Dans de telles avancées dans les négociations, une structure syndicale ne peut pas prétendre déposer un avis de grève. C’est contraire au principe qui régit le fonctionnement d’un syndicat. C’est pourquoi nous avons dit que nous n’avons aucun problème. L’unification : on est déjà unifié, le problème, c’est eux, ils n’ont qu’à les rencontrer et leur dire ce qu’il y a lieu de faire. C’est tout. »

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com