L’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER), en collaboration avec le Ministère des Transports, le Ministère de la Défense nationale et le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, a rendu public le bilan officiel des accidents de la circulation en 2025. Les chiffres, issus des huit régions administratives du pays, dressent un tableau particulièrement préoccupant.
Selon les statistiques nationales, 3 305 accidents de la circulation ont été enregistrés en 2025, soit une augmentation de 33,5 % par rapport à l’année 2024. Cette hausse significative traduit une dégradation inquiétante de la situation sécuritaire sur les routes guinéennes.
Un lourd bilan humain
Ces accidents ont eu des conséquences dramatiques. Le rapport fait état de 528 décès, dont 342 hommes, 120 femmes et 66 mineurs. À cela s’ajoutent 702 blessés graves (412 hommes, 188 femmes et 102 mineurs) ainsi que 888 blessés légers (501 hommes, 258 femmes et 129 mineurs).
Derrière ces chiffres, ce sont des centaines de familles endeuillées et des milliers de vies bouleversées, confirmant que l’insécurité routière demeure un véritable problème de santé publique en Guinée.
D’importants dégâts matériels
Sur le plan matériel, les accidents ont occasionné 659 cas de dommages importants, impliquant 648 véhicules et 1 085 motos, ainsi que 711 cas de dommages légers, concernant 908 véhicules et 1 888 motos.
Par ailleurs, 299 dossiers ont été déférés devant les juridictions compétentes, preuve que les conséquences juridiques de ces accidents sont également considérables.
Les principales causes pointées du doigt
Le communiqué identifie plusieurs facteurs majeurs expliquant cette recrudescence des accidents :
L’excès de vitesse; le non-respect du Code de la route; la surcharge et l’imprudence des conducteurs; le mauvais état mécanique des véhicules; la dégradation des infrastructures routières; la vulnérabilité des motocyclistes, notamment l’absence de casque et l’indiscipline; la consommation de produits stupéfiants
Autant de comportements à risque qui continuent de coûter cher en vies humaines.
Un appel à la responsabilité collective
Face à cette situation, les autorités rappellent que la sécurité routière est une responsabilité partagée. Elles appellent l’ensemble des usagers à respecter scrupuleusement le Code de la route afin de réduire le nombre d’accidents.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com

