Censure

Cellou Dalein Diallo : « En restant en Guinée, je serais au cimetière ou, en tout cas, en prison »

Cellou Dalein Diallo a, une fois de plus, justifié son absence de la scène politique guinéenne. Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), actuellement en exil en Côte d’Ivoire, estime que s’il était resté en Guinée, il serait aujourd’hui soit en prison, soit mort.

« Il n’y a pas de justice en Guinée, vous le savez. Tous ceux qui contestent Doumbouya, qui contestent ses ambitions et ses soi-disant vérités, vous savez où ils sont. Ils sont victimes de disparitions forcées ou de morts dans des conditions non élucidées », a-t-il déclaré sur TV5 Monde, mercredi 14 janvier 2026.

Poursuivant, l’ancien Premier ministre explique que son départ était une condition de survie politique. « Je voulais continuer la lutte que je mène pour l’avènement d’une société régie par les règles et les principes de la démocratie. En restant en Guinée, je serais au cimetière ou, en tout cas, en prison. Je n’aurais pas pu continuer », a-t-il affirmé.

Interrogé sur une éventuelle crainte de rentrer au pays, Cellou Dalein Diallo réfute toute peur. « Non, ce n’est pas la peur. J’ai simplement envie de poursuivre la lutte que je mène depuis de longues années pour l’avènement, dans mon pays, d’une société fondée sur les règles et les principes de la démocratie. Je n’avais aucune chance de continuer ce combat si j’étais à l’intérieur », s’est-il justifié.

En conclusion, le leader de l’UFDG accuse le pouvoir de Conakry de verrouiller totalement l’espace politique. « Mon parti est suffisamment fort et bien organisé pour qu’ils aient très tôt montré leur volonté de m’exclure du processus et de me poursuivre. Peut-être que si je n’étais pas à l’extérieur, je n’aurais pas pu être sur votre plateau pour continuer à dénoncer ce que je considère comme une mascarade électorale, voire un second coup d’État contre la Guinée », a-t-il déclaré.

Bhoye Barry pour guinee7.com