Censure

Procès du 28 septembre : la bataille juridique autour de la validité de la procédure s’intensifie

Le procès des personnes accusées d’être complices des massacres du 28 septembre 2009 connaît une nouvelle étape importante. Ce lundi, le tribunal a repris l’examen du dossier. Les débats ont surtout porté sur une question : la procédure qui a permis de juger les accusés est-elle valable ou non ?

 

Dès le début de l’audience, les avocats des officiers Georges Olemou, Thomas Touaro et Jean-Louis Kpoghomou ont remis un document écrit au tribunal et aux autres parties. Dans ce texte, leurs avocats, dont Me Pépé Antoine Lamah, expliquent pourquoi ils pensent que l’ordonnance qui a envoyé leurs clients devant la justice est illégale et doit être annulée.

Au moment où la défense voulait expliquer ses arguments à l’oral, les avocats de la partie civile ont demandé la parole. Me Amadou DS Bah a indiqué qu’ils venaient seulement de recevoir ce document. Selon lui, il n’était pas possible de débattre sérieusement sans l’avoir lu. Il a donc demandé au tribunal de reporter l’audience d’une semaine pour préparer une réponse.

 

Le parquet a soutenu cette demande, en disant que toutes les parties doivent d’abord prendre connaissance du document avant de continuer les débats.

De leur côté, les avocats de la défense ont rejeté cette demande. Ils ont accusé la partie civile et le parquet de vouloir retarder la procédure. Pour eux, leurs clients sont victimes d’une décision injuste, car l’ordonnance de renvoi serait « nulle et sans valeur ».

Après avoir écouté tout le monde, le président du tribunal a décidé de laisser la défense présenter quand même ses arguments à l’oral. Ensuite, les autres parties ont aussi donné leur point de vue sur la question.

 

Après environ une heure de discussions, le tribunal a finalement décidé de reporter l’affaire au lundi 26 janvier 2026. Ce délai permettra au parquet et à la partie civile de préparer leurs réponses au document de la défense.

 

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com