Censure

Tragédie à Kalema : Trois enfants périssent dans un incendie à Dubréka

Une tragédie a frappé la localité de Kalema dans la préfecture de Dubréka, ce lundi 26 janvier 2026. Trois enfants, Issa Camara (14 ans), Moussa Camara (13 ans) et Oumar Camara (10 ans), ont perdu la vie dans un incendie survenu à l’aube, dans un atelier de menuiserie. Un quatrième, Souleymane Camara, plus âgé que les autres, a survécu mais se trouve grièvement brûlé et hospitalisé.

Selon Alseny Samoura, propriétaire de l’atelier et témoin de la catastrophe : « c’est aux environs de 4 heures du matin que nous avons été appelés pour nous informer que notre atelier était en train de brûler. Je travaille ici avec mon frère jumeau, qui est tapissier. Nous tenions l’atelier à deux : lui et ses apprentis d’un côté, et moi de l’autre. Mais tout a été ravagé par les flammes. Nous avons tout perdu. »

 

Il ajoute : « dans cet atelier, il y avait des machines, des instruments de travail, des lits, des fauteuils, des portes… absolument tout. La perte la plus douloureuse reste toutefois le décès de trois personnes. Deux apprentis ont trouvé la mort, ainsi qu’un de leurs amis qui était venu passer la nuit avec eux. »

 

Le témoin décrit l’intensité du sinistre : « lorsque nous sommes arrivés vers 4 heures, le feu était déjà très violent. On m’a d’abord parlé d’une seule personne décédée, mais j’ai fait remarquer que plusieurs personnes passaient habituellement la nuit ici. C’est finalement ainsi que les deux autres corps ont été retrouvés. Une seule personne a survécu, la plus âgée d’entre eux. Elle s’en est sortie avec de graves brûlures et se trouve actuellement hospitalisée dans un état critique. »

 

Alseny Samoura lance un appel à l’État : « ce que nous demandons à l’État, c’est de nous venir en aide. Cet atelier représentait tout pour nous. C’est grâce à lui que nous prenions en charge nos familles, ici comme au village. Aujourd’hui, nous avons tout perdu. Nous demandons donc à l’État de nous soutenir, car nous sommes ses enfants. »

 

Moussa Camara, père d’Issa Camara, exprime son désespoir : « je suis resté avec mon fils à jouer jusqu’aux environs de 22 heures. À ce moment-là, je lui ai demandé de rentrer, car il se faisait tard. Il m’a répondu qu’il allait passer la nuit ici avec ses amis. Ce sont avec ces mêmes amis qu’il joue et passe presque tout son temps. Habituellement, il dort dans un véhicule, puisqu’il est apprenti chauffeur. »

 

Il raconte ensuite la scène dramatique : « aux environs de 3 h 40, ma femme a aperçu les flammes et m’a réveillé. Dès que je suis sorti, j’ai immédiatement pensé que mon fils était décédé. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, les flammes étaient gigantesques et il nous était impossible de sauver les enfants. Nous avons tout fait pour tenter quelque chose, jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers, qui ont finalement réussi à maîtriser le feu. »

 

Le père, accablé, conclut : « mon fils est mort, ainsi que deux de ses amis. La quatrième personne qui était avec eux est actuellement hospitalisée, avec de graves blessures. Nous demandons à l’État de nous venir en aide. »

 

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com