Créée en 1934, l’école primaire Alpha Yaya Diallo est le premier établissement scolaire de la préfecture de Gaoual. Elle est située au centre de la commune urbaine de Gaoual.
À ses débuts, elle accueillait les enfants de toute la préfecture de Koundara, étant alors le seul établissement scolaire de la zone. Plusieurs cadres guinéens sont passés par cette école, dont M. Robert Sarra. De 1972 à 1975, l’établissement a été dirigé par la mère d’Ousmane Gaoual Diallo.
« C’est la toute première école de la préfecture de Gaoual, créée en 1934. Aujourd’hui, nous comptons 14 groupes pédagogiques, avec un effectif total de 1 238 élèves, dont 958 filles », explique Mamadouba Soumah, directeur de l’école primaire Alpha Yaya Diallo.

L’encadrement est assuré par 14 enseignants titulaires et 5 contractuels.
Après 103 ans d’existence, l’école manque de tables-bancs
Malgré son ancienneté, l’établissement fait face à plusieurs manquements. « Oui, nous avons des difficultés, et elles sont nombreuses. Regardez l’effectif de l’école. Nous avons un sérieux problème de tables-bancs. Les classes sont pléthoriques. Les élèves sont assis à quatre ou à trois par banc, dans des conditions inconfortables », a expliqué M. Soumah.
« Nous n’avons pas d’équipements adéquats, pas du tout. Pourtant, cette école accueille les centres d’examens : le baccalauréat, le brevet et l’examen d’entrée en 7e année s’y déroulent tous. Mais nous n’avons pas les équipements nécessaires pour recevoir tout ce monde. Les tables-bancs sont essentielles, car elles accueillent de nombreux candidats. Si des personnes pouvaient nous aider à en acquérir ou à renouveler celles de l’école, cela nous soulagerait énormément », a-t-il détaillé.
Une école étouffée par un effectif pléthorique
L’établissement est également victime de son succès. « L’école a besoin d’une extension pour réduire les effectifs par classe. Normalement, une classe ne devrait pas dépasser 50 élèves. Or, aujourd’hui, au niveau des CP, nous avons environ 280 élèves. Dans des conditions normales, ils devraient être répartis en quatre groupes pédagogiques, mais actuellement, ils sont répartis en seulement deux groupes. Il y a donc une forte surcharge au niveau des CP », a-t-il expliqué.
Il poursuit : « Si je prends l’exemple des CM, nous avons deux groupes pédagogiques pour environ 200 élèves. L’école a besoin non seulement d’une extension, mais aussi d’enseignants supplémentaires. Avec un effectif suffisant d’enseignants, les élèves pourraient travailler et étudier dans de meilleures conditions », a déclaré M. Soumah.
Une pénurie alarmante de manuels scolaires
Paradoxalement, malgré un effectif élevé, l’école manque cruellement de manuels scolaires pour faciliter l’apprentissage. Selon Mamadouba Soumah, les enseignants disposent de quelques documents pédagogiques qu’ils utilisent en classe.
« Mais nous manquons de manuels, un manque criant. Si je prends par exemple les manuels de français ou de calcul, nous n’en avons pas. En histoire et en géographie, nous n’en avons pas non plus. De plus, les programmes ont changé, notamment ceux du CP. Depuis la formation, nous n’avons pas reçu les documents ni les supports pédagogiques liés aux nouveaux programmes. Nous ne disposons pas de livres conformes à ces nouveaux contenus. Nous demandons donc aux autorités de se pencher sur cette situation », a-t-il précisé.
Des résultats encourageants malgré les difficultés
Malgré ces nombreuses difficultés, l’école continue d’enregistrer de bons résultats, notamment à l’examen d’entrée en 7e année. « Ici, l’école avance parce qu’on y travaille sérieusement. Nous avons des maîtres compétents. L’année dernière, nous avons enregistré un taux d’admission de 98 %. Dans cette école, j’ai deux groupes pédagogiques et, cette année, nous comptons au moins 138 candidats, dont 58 filles. Comparé à l’année dernière, c’est vraiment satisfaisant », a souligné le directeur de l’école primaire Alpha Yaya Diallo.
Bhoye Barry pour guinee7.com
