Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), à travers la Direction générale de l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), a annoncé la reprise effective de la délivrance des extraits de naissance biométriques, aussi bien dans le Grand Conakry que dans les autres régions du pays.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre officielle tenue ce mardi 3 février 2026 dans les locaux du département, consacrée à la situation liée à l’interruption temporaire de la production de ce document administratif essentiel.
Selon le communiqué final ayant sanctionné cette rencontre, l’objectif principal était de définir les orientations nécessaires afin de faciliter l’obtention des extraits de naissance biométriques et de soulager les populations. « Pour assurer la continuité de la production des extraits numériques, les commandes suivantes ont déjà été effectuées : 200 000 papiers sécurisés et 200 000 codes GOV », précise le document.
Le communiqué souligne également que cette quantité représente 50 % d’une commande globale de 400 000 papiers sécurisés, destinée à traiter les dossiers déjà saisis dans l’ensemble des communes où le système est déployé. Dans ce cadre, 76 000 codes de gratuité ont été répartis dans la zone spéciale de Conakry.
Prenant la parole pour apporter des éclaircissements sur la situation, le Directeur général de l’ONECI, Kemoko Dioubaté, a reconnu l’existence d’une rupture dans la chaîne administrative. « C’est vrai que c’était une rupture. On presente toutes nos excuses par rapport au circuit administratif », a-t-il déclaré.
Il a également salué la patience des citoyens face à cette difficulté, tout en justifiant les mesures prises pour y remédier : « je remercie la population de leur patience et leur courage pour ne pas qu’on soit dans un deli. de Nous avons jugé nécessaire de les satisfaire automatiquement. Parce que c’etait un problème crucial (…) On s’est battu pour qu’aujourd’hui on se retrouve les officiers d’Etat civile délégués afin de les mettre à l’aise et mettre les papiers sécurisés à leur disposition afin de satisfaire les citoyens. »
Insistant sur l’importance de l’état civil dans la relation entre l’administration et les citoyens, le DG de l’ONECI a rappelé la responsabilité des collectivités locales : « la gestion de la collectivité n’est pas une petite chose. Vous êtes en contact direct avec les citoyens. L’extrait de naissance c’est le premier passeport, le premier droit. Il faut que l’extrait de naissance soit dans le circuit. »
S’agissant des bénéficiaires prioritaires de cette reprise, Kemoko Dioubaté a été clair : « la priorité, c’est ce qui sont en attente. Ceux qui sont déjà enrôlé et dans le système. »
Dans le détail, les commandes effectuées pour garantir la continuité de la production des extraits numériques portent sur 200 000 papiers sécurisés et 200 000 codes GOV, soit la moitié d’une commande globale de 400 000 papiers sécurisés.
Concernant la répartition des codes de gratuité dans la zone spéciale de Conakry, un total de 76 000 codes a été distribué comme suit : Kaloum (6 000), Dixinn (6 000), Matam (6 000), Ratoma (6 000), Matoto (10 000), Mafanco (2 000), Gbessia (8 000), Kassa (2 000), Lambagni (5 000), Sonfonia (5 000), Kagbelen (4 000), Sanoyah (4 000), Tombolia (5 000), Manéah (4 000) et Camp Alpha Yaya/BQG (3 000).
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
