Récemment nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé a officiellement pris fonction dans la soirée de ce mercredi 4 février 2026.
La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Alpha Bacar Barry, s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement et des cadres du département, sous la conduite du secrétaire général du gouvernement, Tamba Benoît Kamano.
Dans un discours d’adieu empreint de reconnaissance et de transmission, Alpha Bacar Barry a d’abord salué la confiance renouvelée du chef de l’État à l’endroit de sa successeure, avant de rappeler l’esprit de continuité qui a guidé son action. Revenant sur le passage de témoin de mars 2024, il a souligné que Dre Diaka Sidibé lui avait alors fixé un cap clair :
« la poursuite devait se faire dans l’intérêt supérieur de la nation, du peuple de Guinée et de sa jeunesse. »
S’appuyant sur ces orientations, l’ancien ministre a mis en lumière quelques avancées majeures. Sur la réforme des études avancées, il a insisté sur un tournant décisif pour les étudiants guinéens : « nous avons, aujourd’hui, sécuriser 2400 places de master dans nos universités. Certaines sont gratuites, d’autres seront payantes. Ce qui est sûr, c’est que nos étudiants ne s’arreteront plus en études de licence. »
Concernant la recherche scientifique, Alpha Bacar Barry a rappelé l’adoption d’un cadre législatif structurant : « nous avons conduit et fait passer la loi d’orientation de la recherche et l’innovation au niveau du CNT. Un décret d’application est attendu très prochainement. »
Il a également insisté sur la volonté d’ouvrir davantage les universités guinéennes à l’expertise internationale, annonçant une mesure forte : « 450 enseignants titulaires de PHD, vont être déployés dans nos universités à partir du mois prochain. »
Au-delà des réformes, le désormais ancien ministre a livré un témoignage personnel chargé d’émotion, rendant hommage aux cadres du département et à l’esprit d’équipe : « j’ai trouvé ici des frères, des amis, des visages que je ne vais jamais oublier, des gens bienveillants, courageux. »
Avant de conclure dans une tradition de pardon et d’appel à l’unité autour de la nouvelle ministre : « tout le monde doit être engagé sur le pont également pour aider Madame la Ministre à continuer à aller plus loin. »
Au nom du gouvernement, Tamba Benoît Kamano a ensuite formalisé la transition administrative en remettant à la nouvelle ministre les documents stratégiques du département : « le plan d’action opérationnel, les résultats, la synthèse des décrets arrêtés, la copie de la lettre de mission. »
Prenant la parole à son tour, Dre Diaka Sidibé a inscrit son retour à la tête du ministère dans une logique de continuité et de responsabilité. Dès l’entame, elle a tenu à préciser le sens de cette nouvelle étape : « ce retour n’est pas au recommencement, mais une continuité dans l’engagement au service de notre jeunesse éducative et pour l’avenir de notre jeunesse. »
Elle a exprimé sa gratitude au président de la République pour la confiance renouvelée, avant de saluer le travail de son prédécesseur : « ces réalisations constituent le socle sur lequel nous allons bâtir notre système d’enseignement supérieur et de recherche. »
Évoquant les acquis enregistrés depuis 2021, la ministre a rappelé plusieurs jalons structurants du sous-secteur, tout en soulignant leur caractère collectif : « ces acquis sont le fruit d’un travail collectif dont le peuple de Guinée, nous tous avons été si fiers ici. »
Consciente des défis à venir, Dre Diaka Sidibé a affiché une ambition claire, portée par la vision des plus hautes autorités du pays : « celle de construire pour les filles et les fils de Guinée un système d’enseignement supérieur performant et compétitif. »
Elle a enfin lancé un appel à la mobilisation de toute la communauté universitaire et scientifique, convaincue que les ressources humaines et la volonté existent pour réussir : « nous avons le talent, nous avons la volonté, nous aurons les moyens ensemble de bâtir un système d’enseignement supérieur que notre pays mérite. »
Clôturant son intervention sur une note solennelle et tournée vers l’avenir, la ministre a résumé son cap : « bâtissons l’université de demain, une université d’excellence, une recherche inclusive orientée vers l’intelligence artificielle au service de la nation. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
