Un drame d’une rare violence a frappé le quartier Sanoyah Textile, dans le secteur Fassia 1, Carré Forage, au petit matin du samedi 7 février. Une famille entière de cinq personnes a péri dans un incendie dont l’origine reste, pour l’heure, inconnue.

Le sinistre s’est déclaré aux environs de 2 heures du matin, alors que les occupants de la maison dormaient. Alertées, les autorités communales se sont rapidement rendues sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts et apporter leur soutien aux riverains.

Les victimes ont été identifiées. Il s’agit d’Ismaël Keita, père de famille et commerçant, de son épouse Hassanatou Keita, ainsi que de leurs trois enfants : Aminata Keita, âgée de 15 ans, Mohamed Lamine Keita, 7 ans, et Daouda Keita, 5 ans.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le feu s’est propagé très rapidement, piégeant la famille à l’intérieur de l’habitation. Malgré les appels au secours lancés par le père de famille et la mobilisation spontanée des voisins, aucune vie n’a pu être sauvée.

Voisine directe des victimes, M’mahawa Sylla revient, encore bouleversée, sur les circonstances du drame. Elle explique avoir été tirée de son sommeil par une alerte inattendue : « nous étions couché quand nous avons été réveillé par les cris d’un jeune qui revenait d’une boîte de nuit. Il a dit reveillez-vous la maison de notre voisin est en feu. »
Dans la panique, le père de famille a tenté l’impossible pour extraire les siens des flammes. « Le père de famille cassait les vitres pour pouvoir sauver sa famille, mais il n’a pas pu. Il criait sauvez-nous », poursuit la voisine, avant de décrire la mobilisation du voisinage : « Tous les voisins sont sortis, mêmes les conducteurs de taxi motos, chacun a fait de son mieux pour les sauver, mais malheureusement ils ont été tous calcinés. »
L’intervention des secours n’a pas permis d’éviter le pire. « N a appelé les sapeur-pompier fatigué, au moment où ils sont venus, tout était déjà parti en fumée », confie-t-elle, en larmes.

À ce stade, les causes de l’incendie demeurent inconnues. « nous ignorons vraiment la cause de cet incident », souligne M’mahawa Sylla, qui lance également un appel à la solidarité : « Le monsieur a deux autres enfants qu’il a envoyé chez ses connaissances, aidez-nous à les prendre en charge. »
Au moment de la mise en ligne de cette dépêche, les corps des victimes avaient été transférés à la mosquée du quartier, en attendant l’organisation de leur inhumation.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
