Censure

Tirs en périphérie de la Maison centrale : l’État rassure

Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue au siège du porte-parolat du gouvernement à Kaloum, sur les événements survenus à la Maison centrale de Conakry et sur la situation de Toumba Diakité.

D’entrée, il a clarifié la situation du détenu : « Toumba Diakité a été déplacé de la maison centrale vers la prison de coyah . Et puis il y a de ce point de vue un moment de rumer des populations, il n’y a pas eu atteinte à sontégrité physique physique. Il a des avocats, je pense qu’il peut aussi prendre la parole en toute sérénité pour dire comment ça s’est passé. »

Concernant les tirs entendus autour de la prison, il a reconnu des perturbations, tout en appelant à éviter l’amplification des rumeurs : « c’est vrai, il y a eu un peu de remous parce que les tirs ont été entendus. (…) ça m’a suivi une panique générale dans notre pays parce que la rumeur a permis d’amplifier un sujet (…) de fouilles dans les prisons sont des pratiques régulières. »

Le gouvernement assure qu’une communication officielle interviendra après les investigations ordonnées par les autorités : « ce qui s’est passé fera l’objet d’une communication transparente. Pourquoi parce que le président de la république a instruit au gouvernement de faire toute la lumière et de communiquer de façon claire et transparente sur tout ce qui s’est passé à la maison centrale de Conakry. »

Il a également insisté sur le rôle de la justice dans la manifestation de la vérité : « les enquêtes approfondies et claires vont être diligentées et la justice est déjà à pied d’œuvre. Je pense que dans les prochaines semaines nous devrions tous être au même niveau d’information. »

Au-delà de cet incident, le porte-parole a rappelé l’importance du respect des droits et de la transparence pour l’image du pays : « nous devons reconquérir les droits de l’homme, les garantir dans notre pays et faire en sorte que cela soit l’élément avec lequel on va apprécier notre justice (…) n’est pas au moment où les investissements importants sont orientés notre pays qu’on va tourner le dos à la justice au respect des droits de l’homme. »

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com