La Coalition politique pour la rupture (CPR), dirigée par Faya Millimono, a officiellement relancé ses activités à travers une conférence de presse tenue ce mercredi 25 février à la Maison de la presse de Conakry.
À quelques mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la coalition entend se repositionner dans l’arène politique et se préparer activement à ces échéances électorales.
La neutralité de l’État au cœur des préoccupations
La déclaration officielle de la CPR a été lue par André Sagno, membre de la coalition. Dans son intervention, il a insisté sur l’importance de la neutralité de l’État dans le processus électoral, estimant qu’elle constitue une condition fondamentale pour garantir des scrutins crédibles et apaisés.
Dans la déclaration, la coalition rappelle avec fermeté : « la République est au-dessus des partis. La neutralité de l’État n’est pas une faveur accordée à .l’opposition ; elle est une exigence constitutionnelle. Les forces de défense et de sécurité doivent être strictement apolitiques. L’administration publique doit servir la nation et non un camp ou un pouvoir. Lorsque l’État est perçu comme partisan, la crédibilité des institutions s’effrite et la stabilité devient fragile. La CPR rappelle que l’autorité de l’État ne peut se confondre avec l’intérêt d’un pouvoir. »
Évoquant l’approche des élections législatives et communales, la coalition a exprimé ses inquiétudes face aux irrégularités qui, selon elle, ont entaché la dernière élection présidentielle. Elle déclare : « les élections législatives et communales annoncées pour le 24 mai 2026 se profilent dans un climat préoccupant. Organiser ces élections sans restaurer la confiance serait une grave erreur politique et historique. Nous refusons que les scrutins à venir reproduisent les mêmes dysfonctionnements que ceux constatés lors de la présidentielle. »
Afin d’éviter la répétition des dysfonctionnements dénoncés, la coalition a formulé une série d’exigences qu’elle juge indispensables pour garantir la crédibilité du scrutin du 24 mai. Elle demande notamment : « un engagement public et formel de neutralité de tous les agents publics, accompagné de sanctions en cas de violation ; l’encadrement strict et vérifiable de l’apolitisme des forces de défense et de sécurité ; l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violences et disparitions, avec information transparente de l’opinion publique ; un audit indépendant du fichier électoral et des procédures électorales ; un dialogue politique inclusif et sincère avant le 24 mai 2026 afin de définir des garanties communes pour des élections crédibles. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
