Censure

Tougué : la bataille pour le contrôle du GMD éclate au grand jour

La mise en place de la structure GMD à Tougué ne fait pas l’unanimité. Une véritable guéguerre s’est installée entre les fils de cette localité autour du choix des membres fondateurs du parti GMD. Ce mercredi 25 février, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Conakry, des membres du mouvement Tougué Fotti Fii GMD se sont fait entendre.

Selon Abdourahmane Baldé, par ailleurs directeur général du FONIJ, « c’est le vendredi dernier, vers 15 heures, que nous avons reçu un communiqué n°002 signé par le directeur préfectoral de campagne de Tougué, convoquant une réunion pour la désignation des fondateurs du parti au siège de notre patriarche, sis à Nongo ». Une initiative qu’il juge anormale, estimant que « la réunion devrait se tenir à Tougué et non au siège de notre patriarche ».

Il ajoute que cette rencontre a conduit à la désignation de personnes appelées à représenter Tougué au titre de membres fondateurs. « Sur les cinq représentants des ressortissants de l’ensemble de la commune urbaine de Tougué à travers le monde, car il n’y a pas que des ressortissants à Conakry, quatre sur cinq sont tous originaires de Oulenko et issus de la même famille. Ils sont tous de la même famille. Nous avons également constaté qu’à Conakry, dans ma sous-préfecture d’origine, ce sont les deux filles du patriarche, de même père et de même mère, qui ont été désignées, à leur domicile même, comme fondatrices et représentantes des huit districts », a dénoncé Abdourahmane Baldé.

Pour enfoncer le clou, il accuse d’anciens militants de l’UFDG, désormais favorables à Mamadi Doumbouya, d’être à l’origine de cette situation. « Ce sont des anciens militants de première heure de l’UFDG qui viennent utiliser leur vieille pratique de discrimination, que vous connaissez à chaque fois. Leur seule arme, c’est l’exclusion. Ce qui est extrêmement grave. Il faut pourtant s’ouvrir aux autres », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Abdourahmane Baldé soutient que « normalement, la désignation des membres fondateurs du parti GMD devait se faire dans les bureaux de vote. Il fallait créer des bureaux de vote dans les différents villages afin que les personnes désireuses d’être candidates puissent lever le doigt et que les populations à la base puissent voter pour elles ».

Pour finir, il invite ses frères de Tougué à revenir à la raison et à convoquer une réunion à Tougué-centre pour choisir les membres fondateurs du parti GMD. Faute de consensus, lui et son groupe menacent de se faire entendre.

Bhoye Barry pour guinee7.com