Vingt-quatre heures après les sanctions prononcées par la Ligue Guinéenne de Football Professionnel contre l’AS Kaloum, le ton est monté dans le paysage sportif guinéen. Entre approbation et critiques, la décision de l’instance dirigeante suscite de vives réactions, mais semble marquer un coup d’arrêt face aux violences répétées dans les stades.
Pour Mohamed Diakité, journaliste sportif, cette décision traduit une volonté ferme de restaurer l’autorité. « Il faut saluer le courage de la Ligue. À chaque incident, elle doit sanctionner les fautifs. Les violences deviennent trop fréquentes dans nos stades. Si ce niveau de rigueur avait été appliqué plus tôt, l’ampleur des débordements aurait pu être limitée(…)
», a-t-il déclaré d’entrée.
S’il reconnaît la sévérité des mesures notamment les huis clos et le poids financier des sanctions, ce journaliste estime tout de même que celles-ci peuvent avoir un effet dissuasif. « Cela peut éviter que certains supporters causent des dégâts et obligent les clubs à supporter des charges inutiles à l’avenir(…) », soutient-il.
Au-delà du cas de l’AS Kaloum, cette décision apparaît comme un signal fort adressé à l’ensemble des clubs de Ligue 1. Longtemps accusée de clémence, la LGFP semble désormais déterminée à appliquer strictement son règlement afin de prévenir tout nouvel incident.
Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com
