Censure

Matam : Badra Koné clarifie la gestion des maisons des jeunes et des stades

Le Président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, sort de son silence pour éclairer l’opinion sur une question qui alimente régulièrement les débats dans la commune.

À Matam, l’interrogation revient avec insistance : pourquoi la mairie ne gère-t-elle pas les maisons des jeunes et les grands stades implantés sur son territoire ? Face aux incompréhensions persistantes, le Président de la délégation spéciale (PDS), Badra Koné, a tenu à apporter des explications claires aux citoyens.

Dans un message adressé aux populations, il rappelle d’emblée que « beaucoup pensent que toute infrastructure implantée à Matam est automatiquement sous la gestion de la mairie ». Or, précise-t-il, « ce n’est pas ainsi que fonctionne l’administration publique en Guinée ».

Une question de compétence légale

Selon le PDS, les maisons des jeunes et les grands stades relèvent, de manière générale, du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Concrètement, cela implique que :

Le budget de fonctionnement dépend de l’État ;

Les responsables sont nommés par le ministère ;

La gestion administrative n’est pas du ressort de la commune.

Ainsi, tant qu’un transfert officiel de compétence ou de propriété n’est pas opéré par l’État, la mairie ne peut ni engager des dépenses, ni assurer la gestion directe de ces infrastructures. « Une mairie ne peut agir que dans le cadre de la loi », insiste Badra Koné.

Les limites légales de la commune

Le Président de la délégation spéciale rappelle que la commune de Matam ne peut administrer que :

Les infrastructures inscrites dans son patrimoine ;

Celles prévues dans son budget communal ;

Celles légalement transférées par l’État.

Gérer une infrastructure sans base juridique exposerait la mairie à des irrégularités administratives et financières, ce qui pourrait entraîner des sanctions ou des blocages institutionnels.

Une volonté d’accompagnement malgré tout

Pour autant, la mairie affirme ne pas rester passive. Badra Koné souligne que, dans l’exercice de ses fonctions, il plaide pour une meilleure prise en charge des infrastructures publiques situées dans la commune. Il assure également accompagner les initiatives locales dans la limite des moyens disponibles et se dit disposé à collaborer avec les autorités compétentes, dans l’intérêt de la jeunesse de Matam.

« Être à Matam ne signifie pas être géré par la mairie »

En conclusion, le PDS rappelle un principe fondamental de la décentralisation : la localisation géographique d’une infrastructure ne détermine pas automatiquement son autorité de gestion. « Notre responsabilité est d’agir dans le respect des lois, tout en défendant les intérêts de nos populations », affirme-t-il.

À travers cette mise au point, l’exécutif communal entend dissiper les malentendus et réaffirmer son engagement à travailler dans un cadre légal strict, tout en restant attentif aux attentes des citoyens de Matam.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com