La ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, s’est rendue ce vendredi 13 mars dans la ville de Kindia afin d’évaluer l’application des prix plafonds fixés par le gouvernement sur plusieurs produits de première nécessité. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par les périodes de Ramadan et de Carême, durant lesquelles la demande en denrées alimentaires augmente généralement.

Cette mission de vérification s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et le Premier ministre Amadou Oury Bah, qui ont donné des instructions pour veiller au maintien de prix accessibles et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.
Au cours de son déplacement, la cheffe du département du Commerce, accompagnée de techniciens de son ministère, a sillonné plusieurs points de vente, notamment des boutiques et magasins du principal marché de la ville. L’objectif était de vérifier non seulement l’affichage et le respect des prix fixés, mais aussi le poids et la qualité des produits mis à la disposition des consommateurs.

La délégation a également échangé avec des commerçants afin de mieux comprendre les réalités du terrain et les difficultés éventuelles rencontrées dans l’approvisionnement ou l’application des mesures gouvernementales.

À l’issue de cette tournée, la ministre s’est montrée globalement satisfaite de la situation observée au grand marché de Kindia. Selon elle, les prix des produits concernés par le plafonnement sont dans l’ensemble respectés et, dans certains cas, même inférieurs aux limites établies par les autorités.
Toutefois, quelques anomalies ont été relevées. Il s’agit notamment de manquements liés aux conditions de conservation de certains articles et d’un léger déficit de poids constaté sur un produit. Les responsables ont indiqué que ce dernier sera retiré de la vente jusqu’à sa mise en conformité avec les normes exigées.

Par ailleurs, le ministère de l’Industrie et du Commerce rappelle que les consommateurs disposent d’un moyen de signaler toute pratique abusive. Les citoyens sont invités à alerter les services compétents en appelant le numéro vert 142, mis en place pour recevoir les plaintes et dénonciations liées au non-respect des prix réglementés.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
