Censure

Tensions frontalières : la CEDEAO appelle la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone à la retenue

Il y a quelques semaines, un différend frontalier est né entre la Guinée et la Sierra Leone au niveau de la zone de Yenga. Récemment, des tensions ont également été signalées à la frontière entre la Guinée et le Libéria.

Cette situation a fait réagir la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont les trois pays sont membres. L’institution Ouest-Africain a exprimé “sa profonde préoccupation face à la montée des tensions le long des frontières entre la République de Guinée et ses voisins, la République du Liberia et la République de Sierra Leone”.

Pour désamorcer la situation, la Commission de la CEDEAO a annoncé le déploiement d’une mission d’évaluation technique chargée d’examiner la situation entre la Guinée et la Sierra Leone dans la zone frontalière de Yenga. Cependant, avec les récents développements entre la Guinée et le Libéria, le mandat de cette mission a été élargi.

“Les récents développements le long de la frontière de Lofa entre la Guinée et le Liberia, qui ajoutent une nouvelle complexité aux sensibilités territoriales existantes dans le bassin du fleuve Mano, ont contraint la Commission à élargir le mandat géographique de la mission technique et à entreprendre des démarches diplomatiques supplémentaires afin de garantir une évaluation complète de toutes les zones de friction actuelles et potentielles”, mentionne la CEDEAO dans un document en date du 12 mars 2026.

Par ailleurs, “la CEDEAO exhorte tous les États membres concernés à faire preuve d’une retenue maximale, à apaiser immédiatement les tensions, à respecter les frontières internationalement reconnues, à s’abstenir de toute action unilatérale susceptible de nuire aux relations bilatérales ou à la sécurité régionale, et à privilégier le recours aux voies diplomatiques facilitées par la CEDEAO pour le règlement pacifique des différends”.

Enfin, la Commission réaffirme son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales et se dit déterminée à promouvoir le respect mutuel, la coopération et une paix durable dans le bassin du fleuve Mano, dans l’intérêt de tous les peuples d’Afrique de l’Ouest.

Bhoye Barry pour guinee7.com