Le chanteur guinéen One Time a tiré la sonnette d’alarme sur une pratique qui, selon lui, menace progressivement l’économie du spectacle vivant en Guinée : l’achat massif de tickets par des mécènes pour les distribuer gratuitement au public.
Dans un post rendu public sur ses réseaux sociaux ce Samedi 14 Mars, l’artiste affirme que ce phénomène, devenu courant lors de certains concerts et événements culturels, pourrait à long terme fragiliser l’industrie musicale locale.
Selon One Time, lorsque des mécènes achètent de grandes quantités de billets pour les offrir, une partie du public finit par s’habituer à accéder aux spectacles sans payer.
Cette situation risque, d’après lui, de créer un réflexe d’attente chez les spectateurs qui pourraient préférer patienter jusqu’à obtenir un accès gratuit plutôt que d’acheter leur ticket.
Pour l’artiste, cette dynamique affaiblit progressivement le modèle économique du spectacle vivant, qui repose en grande partie sur la billetterie.
L’artiste explique également que « Le jours où les mécènes et djatigui ne prendront pas les tickets,nous finirons par ouvrir les portes comme on le fait aujourd’hui pour tant de spectacles passés au moins pour sauver l’image du spectacle ».
Tout en reconnaissant le rôle important que jouent les mécènes et soutiens financiers dans le développement de la culture, One Time conclut : « Aux mécènes, aux djatigui, si vous voulez accompagner les artistes, faites le en coulisses. ».
Pour l’artiste, ce type de soutien permettrait de préserver la valeur du ticket et d’encourager le public à soutenir les artistes en payant l’accès aux spectacles.
Cette sortie relance ainsi le débat sur la structuration et la viabilité économique de l’industrie du spectacle vivant en Guinée.
Alh Cheick pour Guine7.com
