Censure

Conakry : Daouda Conté de retour au pays avec des ambitions culturelles et littéraires

Le Guinéen résidant en France, Daouda Conté, initiateur du Festival Nimba, est arrivé à Conakry dans la soirée de ce lundi 23 mars 2026. À sa descente d’avion à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, il s’est confié à la presse sur les raisons de son séjour, évoquant des projets à la fois culturels, littéraires et politiques.

Dès l’entame, l’acteur culturel a exprimé sa joie de retrouver la terre de ses origines, tout en situant le cadre de son engagement : « je suis très heureux d’être en Guinée aujourd’hui, de fouler le sol de mes ancêtres. Comme vous le savez, je viens tout droit de l’Hexagone, notamment de la ville de Lille, du nord de la France. Je viens aujourd’hui à la fois pour célébrer, parler du festival Nimba, qui est un événement majeur de la diaspora. qui bat aujourd’hui ses ailes en France, dans le nord de la France, qui est à sa 4e édition et qui se prépare dans de très bonnes conditions. Et ce festival aura lieu cette année à la salle Jacques Brenne et dans les perspectives de la structure Africa Culture. On envisage pour les prochaines éditions à faire à l’Aéronef qui est une salle emblématique de 3000 places et en 2028 au Zénith, ce sont des démarches qui ont bien avancé. »

Porté par cette dynamique, Daouda Conté affirme revenir avec une énergie nouvelle, inspirée de la diaspora, et n’a pas manqué de saluer l’accompagnement institutionnel dont bénéficie son initiative : « donc on revient aujourd’hui avec cette énergie culturelle, avec ce mindset de la diaspora qui gagne et qui fait rayonner notre culture à l’international. C’est le moment pour moi de remercier les autorités guinéennes, notamment le ministère de la Culture, à travers le FODAC, qui a bien voulu cette année nous faire confiance, nous accompagner dans ce projet. »

Au-delà de l’aspect culturel, l’initiateur du Festival Nimba a également mis en avant son engagement littéraire, centré sur la thématique de la résilience. Il a ainsi présenté son nouvel ouvrage, inscrit dans un projet plus vaste : « je viens aussi pour pouvoir parler de la résilience, la résilience à travers les mots et qui nous a permis de faire cet ouvrage Cicatrices utiles, ce nouveau ouvrage que je vous présente pour faire aussi la promotion de la littérature. Cicatrices utiles qui s’inscrit dans un projet de trilogie, est le deuxième volet d’un cycle que j’ai entamé à travers Les larmes de la patience aux éditions La Bruyère à Paris. Donc c’est le deuxième ouvrage et qui se répartit en cinq parties de l’exil à la lumière. Et comme vous le savez, les Guinéens, nous sommes un peuple vaillant, nous sommes un peuple résilient, mais aussi nous sommes un peuple insubmersible. Et le peuple insubmersible que nous sommes va être l’objet du prochain ouvrage de cette trilogie là. »

Enfin, Daouda Conté a élargi son discours à une dimension plus engagée, évoquant le rôle de la diaspora dans le développement du pays. Il a insisté sur une volonté d’action collective, loin de toute ambition personnelle : « je ne veux pas seulement être le représentant de la diaspora, je veux être celui qui va permettre à la diaspora d’être reconnu, d’être valorisé et surtout de s’engager, non par ambition personnelle, mais par devoir, dans l’espoir que nous puissions accompagner nos autorités dans cet élan de co-développement impulsé aujourd’hui dans notre beau et magnifique pays de la Guinée. »

À travers cette visite, Daouda Conté entend ainsi conjuguer culture, littérature et engagement citoyen, avec en toile de fond la valorisation de la diaspora guinéenne et sa contribution au développement national.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com