La Commission Nationale des Frontières de Guinée (CNFG) a tenu une session extraordinaire consacrée à la gestion des espaces frontaliers, dans un contexte de relance de la coopération sous-régionale.
Présidant les travaux, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a d’emblée souligné l’importance stratégique des frontières pour la stabilité nationale :
« C’est avec un réel sens de responsabilité et un profond attachement aux intérêts supérieurs de notre Nation que je prends la parole à l’ouverture de cette session extraordinaire ».
La rencontre s’inscrit dans le prolongement du sommet tenu le 16 mars 2026 à Conakry entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. À ce titre, les autorités entendent accélérer les opérations techniques sur les lignes frontalières.
« Il a été instruit de poursuivre sans délais le processus de délimitation, de matérialisation et de bornage des lignes frontières », a précisé le ministre.
Au-delà de leur fonction de séparation, les frontières sont désormais envisagées comme des leviers de développement.
« Nos frontières ne doivent pas être perçues uniquement comme des lignes de séparation, mais également comme des espaces d’opportunités, de coopération et de développement partagé », a-t-il affirmé.
Dans cette dynamique, le gouvernement guinéen, sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya et avec l’appui du Premier ministre Amadou Oury Bah, entend renforcer la gouvernance frontalière et améliorer la coordination avec les pays voisins.
« Il est impératif de renforcer les mécanismes de gouvernance frontalière, d’améliorer la coordination et de promouvoir la coopération transfrontalière », a insisté Ibrahima Kalil Condé.
Les décisions attendues à l’issue de cette session devraient avoir un impact durable sur la stabilité territoriale et la coopération régionale.
Ibrahima Sory Diallo pour Guinee7.com
