Un atelier d’échanges stratégique sur la recherche scientifique en Guinée s’est tenu, mercredi 1er avril 2026, à Conakry. Il a été présidé par la Dre Diaka Sidibé, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
L’atelier a réuni les responsables des institutions d’enseignement supérieur (IES) et des institutions de recherche scientifique (IRS). Le secteur privé, ainsi que les ministères de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable, et de l’Agriculture ont également pris part aux échanges.
Dès sa prise de parole, la ministre a dressé un constat de l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ESRS). Celui-ci met en évidence des déséquilibres structurels persistants, notamment la prédominance de l’enseignement sur la recherche, une faible production scientifique mesurable et une articulation insuffisante entre les IES et les IRS.
À partir de ce constat, elle a indiqué les changements attendus en 2026 : le passage d’une culture de moyens à une culture de résultats (budget-programme), la production de résultats visibles, utiles et mesurables, une orientation claire des IRS, des centres de documentation et d’information (CDI) et des équipes de recherche des IES, ainsi qu’une rupture dans l’action publique.
Les priorités du cadrage 2026 reposent sur trois axes structurants visant à réorganiser la recherche : la gouvernance et le pilotage, la structuration du système de recherche et le financement orienté vers les résultats.
« La recherche en 2026 doit être alignée sur les priorités nationales, structurée autour d’objectifs mesurables, orientée vers la résolution de problèmes réels, contributive à la transformation économique, capable de produire des publications et des innovations, et ouverte à la collaboration nationale et internationale », a déclaré la Dre Diaka Sidibé.
« Je rêve de centres de recherche et d’universités nouant des partenariats internationaux pour accompagner le ministère de la Santé sur les questions de vaccination ou de couverture sanitaire universelle. Je rêve d’institutions de recherche et d’universités qui se rapprochent du ministère de l’Environnement pour aider à qualifier et quantifier la qualité de l’air. Les enjeux sont nombreux et les réponses peuvent être apportées rapidement, dans les trois ou quatre prochains mois, avec une vision claire et une stratégie concrète. Les moyens suivront toujours lorsque la vision est bien définie », a-t-elle ajouté.
Les secteurs prioritaires identifiés sont les mines et les ressources naturelles, la santé publique et les biotechnologies, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ainsi que l’énergie et la transition énergétique.
Bhoye Barry pour guinee7.com
