La Direction générale de l’Office de régulation des agences de sécurité et de la protection civile (ORASPC) durcit le ton. Dans un communiqué officiel publié ce 16 avril 2026, l’institution annonce la fermeture administrative des sièges des entreprises de sécurité privée n’ayant pas finalisé le processus d’enregistrement de leurs agents sur la plateforme d’identification NIO.
Selon le document, cette mesure entrera en vigueur à compter du lundi 20 avril 2025 et concerne toutes les structures encore en situation de non-conformité. L’ORASPC précise que cette décision fait suite à l’expiration de l’ensemble des délais supplémentaires accordés aux entreprises, ainsi qu’aux dispositifs d’accompagnement mis en place pour faciliter leur mise en règle.
« Malgré ces mesures, certaines entreprises demeurent en situation de non-conformité », souligne la Direction générale, qui insiste sur le caractère obligatoire de l’identification et de l’enregistrement des agents de sécurité sur la plateforme dédiée.
L’Office rappelle également que les entreprises concernées ont été contactées individuellement et accompagnées par les équipes techniques afin de finaliser leur processus d’enregistrement. Une démarche qui, visiblement, n’a pas permis de régulariser tous les cas.
Pour assurer l’application effective de cette décision, les équipes de l’ORASPC seront appuyées par les services compétents de la Direction générale de la Police nationale, notamment la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), la Sécurité publique et les Compagnies mobiles d’intervention et de sécurité (CMIS).
Par ailleurs, les sociétés sanctionnées devront s’acquitter d’une amende administrative après l’identification complète de leurs agents, condition préalable à toute réouverture de leurs locaux.
À travers cette décision, l’ORASPC invite l’ensemble des acteurs du secteur à prendre les dispositions nécessaires afin d’éviter toute perturbation de leurs activités.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
