Censure

Climat des affaires : la Guinée amorce la révision de son code des investissements

Conakry a abrité, ce mardi 14 avril 2026, le lancement officiel de la révision du code des investissements. Portée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette initiative vise à adapter le cadre juridique aux ambitions économiques du pays, notamment en orientant les capitaux vers des secteurs à fort impact.

Présent à la cérémonie, le représentant pays de Enabel, Saï Kabari, a salué une avancée majeure pour l’économie nationale : « c’est avec un profond engagement que je prends la parole aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie de lancement de la révision du code des investissements, qui marque une réforme structurante pour l’avenir économique de la Guinée.»

Revenant sur l’accompagnement de son institution, il a rappelé : «depuis 2016, Enabel travaille en étroite collaboration avec le gouvernement guinéen pour soutenir les dynamiques de transformation structurelle de l’économie dédiée à l’entrepreneuriat et au développement du secteur privé. »

Dans la même dynamique, il a souligné l’importance de cette nouvelle étape : «aujourd’hui, l’appui à la révision du code des investissements constitue une nouvelle étape dans cette collaboration, avec des perspectives encore plus prometteuses pour le financement des petites et moyennes entreprises. »

Du côté du secteur privé, la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée, à travers son représentant Éric Koné, a mis en avant les attentes des acteurs économiques : « notre pays ambitionne de consolider les fondements d’une croissance forte, inclusive et durable, fondée sur la diversification de son économie, la valorisation de ses ressources et la promotion de l’investissement productif. »

Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires : «le secteur privé forme le vœu que cette réforme permette de rationaliser les procédures administratives, d’alléger les contraintes opérationnelles et de favoriser une meilleure coordination institutionnelle, gage de crédibilité et d’efficacité.»

Plaidant pour une démarche inclusive, il a ajouté : «l’implication active et structurée des organisations représentatives du secteur privé dans toutes les étapes de cette révision constitue une condition essentielle de pertinence, d’approbation et de réussite du code.»

Pour le gouvernement, cette réforme s’inscrit dans une orientation stratégique claire. La ministre de l’Industrie et du Commerce,  Fatima Camara, a ainsi rappelé : «comme administratif, c’est une décision politique majeure, une décision qui s’inscrit directement dans la portée et la vision de son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi Doumbouya.»

Elle a précisé l’ambition des autorités : «nous ne voulons plus simplement des investissements. Nous voulons des investissements qui transforment la Guinée. »

Avant d’insister sur l’exigence de résultats concrets : «chaque avantage accordé devra répondre à une exigence simple : qu’apporte cet investissement à la Guinée ? »

 

Présidant la rencontre, le Premier ministre Amadou Oury Bah a mis en avant l’enjeu d’un environnement propice au développement du secteur privé. « le Code des investissements qui est en train d’être révisé, c’est créer le meilleur environnement pour que notre secteur privé, aussi bien national qu’international, puisse trouver les meilleures conditions pour son développement et pour sa prospérité dans notre pays.»

Il a également évoqué les perspectives liées aux grands projets économiques : «nous avons une opportunité exceptionnelle avec la réalisation du projet minier Simandou, qui crée des conditions particulièrement importantes pour le développement d’un secteur privé performant.»

Clôturant son intervention, il a appelé à une convergence des intérêts : « parce que l’intérêt privé ne peut pas prospérer durablement lorsque l’intérêt collectif est sacrifié.[..]Sur ces mots, je déclare ouvert cette révision du code des investissements.»

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com