Les papiers du mariage sont désormais déchirés : le divorce est acté entre Amadou Mouctar Kaba (Amaza) et Mohamed Camara (Talala), le duo qui formait le groupe Amatala. Pourtant, ce groupe était l’une des révélations et faisait partie des satisfactions de la musique guinéenne à la fin des années 2010 avec son genre musical, l’« Africa dancehall », mêlant tradition et culture urbaine, dont il était l’un des pionniers.
Depuis trois ans environ, le duo n’est plus en odeur de sainteté. La sortie en solo de l’EP Mouctar d’Amaza avait déjà donné le ton d’une divergence à peine assumée. Malgré la participation de Talala sur le titre Wouribily, l’un des morceaux de cet EP, ainsi que son invitation par son ex-collègue lors du concert de ce dernier, la situation ne s’est pourtant pas améliorée.
En 2025, Talala avait d’ailleurs affirmé que le groupe n’existait plus, allant jusqu’à qualifier son ancien binôme d’ingrat.
La querelle a pris une autre dimension ce vendredi 1er mai 2026, après la publication d’un extrait de freestyle de Talala dans l’émission La Vibe Nation. Dès l’introduction, l’artiste lance : « Repose en paix Amatala », comme pour confirmer le non-retour du groupe. Mohamed y explique les débuts de la discorde avec son ex-équipier avant de durcir le ton en affirmant : « On va brûler les traîtres. »
Talala soutient également que le titre à succès d’Amaza, Le Goût est mélangé, serait une modification de leur morceau commun Sucre-Piment. L’artiste a ensuite expliqué l’échec des tentatives de réunification du groupe en accablant son homologue. Des mots crus, vrais et engagés de Talala qui décrètent officiellement les funérailles du groupe Amatala.
À l’instar de ses aînés Fac Alliance, Sembedekè ou plus récemment Instinct Killer, le groupe Amatala n’aura donc pas résisté au syndrome de dislocation qui a brisé le rêve commun de plusieurs groupes musicaux : évoluer et terminer ensemble.
Alh Cheick pour guinee7.com
