Conakry- Le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn a condamné, mardi 14 juillet 2026, Mohamed Cissé à deux ans d’emprisonnement ferme pour des faits de violences volontaires et de menaces de mort commis à l’encontre de son père. Le tribunal l’a également condamné au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.
Placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry depuis le 18 juin 2026, le prévenu a reconnu les faits qui lui étaient reprochés au cours des débats. Il a exprimé ses regrets et demandé pardon à son père ainsi qu’au tribunal.
Dans ses réquisitions, le ministère public a qualifié les faits de « particulièrement graves », estimant que le prévenu ne méritait aucune circonstance atténuante. Le procureur a soutenu que Mohamed Cissé devait être sanctionné à la hauteur de la gravité de ses actes afin de servir d’exemple et de prévenir de tels comportements. Il a ainsi requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, considérant que le prévenu devait être écarté de la société pour une période significative.
Entendu en qualité de partie civile, Amadou Cissé, père biologique du prévenu, s’est présenté comme muezzin dans une mosquée du quartier Nongo. Il a expliqué que Mohamed Cissé est le seul enfant issu de son union avec une femme qu’il avait épousée après le décès de son frère, conformément à une pratique familiale.
Montrant au tribunal les blessures qu’il affirme avoir subies lors des agressions, Amadou Cissé a sollicité que justice soit rendue. Il a également indiqué que son fils avait menacé d’incendier la maison familiale.
Au terme des débats, le tribunal a déclaré Mohamed Cissé coupable des faits de violences volontaires et de menaces de mort. Il l’a condamné à deux ans de prison ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.
Bhoye Barry pour guinee7.com
