Conakry-Le dossier opposant Me Aboubacar Ouattara et le ministère public à Fatoumata Traoré, Bintou Doumbouya, Sékou Keïta et Fayala Traoré a été évoqué devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), ce mardi 21 juillet 2026. Les prévenus ont brillé par leur absence.
Pour justifier ces absences, les avocats de la défense ont avancé plusieurs explications. Selon eux, Fatoumata Traoré se trouve à l’étranger pour des soins médicaux. Fayala Traoré et Bintou Doumbouya n’ont pas reçu de citation à comparaître devant la Cour. Quant à Sékou Keïta, son avocat a indiqué qu’il accompagne le ministre de la Justice, endeuillé par le décès de son père. Il a ainsi sollicité le renvoi de l’audience afin de permettre à son client, conseiller en communication et porte-parole du ministère de la Justice, de participer aux obsèques.
La défense a également insisté sur le fait que Fayala Traoré et Bintou Doumbouya n’avaient pas été régulièrement citées à comparaître.
Prenant la parole, l’un des avocats de la partie civile a déclaré que « les prévenus ont toujours joué au dilatoire », faisant allusion à leurs absences répétées à l’audience. Il a demandé à la Cour de poursuivre les débats en entendant la déposition de la partie civile.
Après une courte suspension, la Cour a constaté la non-délivrance des citations de comparution aux prévenus concernés. En conséquence, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale, elle a ordonné la délivrance régulière des citations à Fayala Traoré, qui réside à Gnorassoba, dans la préfecture de Siguiri, ainsi qu’à Bintou Doumbouya, qui se trouve à l’étranger.
Les parties ont ensuite débattu de la demande de renvoi et de ses motifs. Le ministère public a requis de la Cour qu’elle ordonne la délivrance des citations et renvoie l’affaire à trois mois pour la poursuite des débats, avec, le cas échéant, les réquisitions et les plaidoiries.
À l’issue des débats, le président Francis Kova Zoumanigui a renvoyé l’affaire au mardi 27 octobre 2026 à 9 heures, pour la citation des prévenus, la déposition de la partie civile et, éventuellement, les réquisitions et les plaidoiries.
Bhoye Barry pour guinee7.com
