À l’occasion de la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, ce 2 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a prononcé son adresse à la nation. Dès le début de son allocution, le chef de l’État a mis l’accent sur l’héritage historique du pays et les valeurs qui ont guidé son accession à l’indépendance.
« Il y a 68 ans, un peuple s’est élevé, un peuple sans armée puissante, sans richesses accumulées, sans protecteurs, un peuple qui n’avait pour lui que sa dignité, son courage et sa foi en lui-même. Et ce peuple a osé dire non, non à la soumission, non à la tutelle, non à l’humiliation. Le 2 octobre 1958, la Guinée a choisi la liberté et elle a ouvert à toute l’Afrique le chemin de la souveraineté politique et économique pleinement assumée. Ce jour-là, nos pères et nos mères ont fait un choix que l’histoire n’oubliera jamais. Ils ont préféré la liberté dans une souveraineté politique et économique assumée sans aucune exception », a déclaré le chef de l’État.
Le président a ensuite évoqué la portée symbolique de cette célébration, qu’il souhaite voir dépasser le simple cadre commémoratif.
« Ce soir, mes chers compatriotes, les valeurs de liberté et de souveraineté coulent encore dans nos veines. Il y a un autre héritage, il y a une autre boussole. Aujourd’hui, pour la première fois, sous la Ve République, nous célébrons ensemble cette souveraineté conquise. Et je veux que ces jours soient plus qu’une commémoration. Je veux qu’ils soient un serment », a déclaré Mamadi Doumbouya.
Dans la suite de son discours, le chef de l’État a rendu hommage aux figures historiques et aux anonymes qui ont contribué à la lutte pour la liberté et la souveraineté de la Guinée.
« Mes chers compatriotes, s’inspirer du passé, c’est d’abord nous souvenir de ceux qui ont payé le prix de notre liberté. Almamy Samory Touré, qui a tenu tête aux colonnes coloniales pendant près de deux décennies. Alpha Yaya Diallo, exilé loin de sa terre pour avoir refusé de Zegbalatogba Pivi, gardien indomptable de la forêt. Dinah Salifou, fier souverain de la côte. Et tous ces anonymes, ces paysans, ces femmes, ces jeunes gens dont l’histoire n’a pas retenu les noms, mais dont le sacrifice a bâti la nation. Leur combat n’était pas seulement celui du passé. Leur combat, c’est notre présent. Car la souveraineté n’existe pas une fois pour toutes. Elle se défend. Elle se construit. Elle se mérite. Chaque jour », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Mamadi Doumbouya a mis en avant le potentiel de la jeunesse guinéenne, qu’il considère comme une richesse majeure pour l’avenir du pays.
« Mes chers compatriotes, construire ensemble notre avenir, c’est d’abord regarder notre jeunesse. Plus de 70 % des Guinéens ont moins de 35 ans. D’après le dernier recensement, certains y voient un défi. Moi, j’y vois une promesse. J’y vois la plus grande richesse de notre patrimoine national, plus précieuse que le fer de Simandou, plus précieuse que la bauxite de Boké, plus précieuse que l’or de Siguiri. Car le minerai s’épuise, mais l’intelligence, l’énergie et la volonté d’une jeunesse bien formée ne s’épuisent jamais », a affirmé le président de la République.
Bhoye Barry pour guinee7.com
