Censure

Mairie de Dixinn : les contractuels rejettent la proposition de paiement de deux mois de salaires

À la mairie de Dixinn, la proposition de payer deux mois d’arriérés de salaires ne passe pas : les contractuels réclament un règlement global de leurs revendications et maintiennent la pression sur l’exécutif communal.

Dans la salle des fêtes de la mairie de Dixinn, habituellement réservée aux cérémonies de mariage et autres événements, l’heure n’était pas à la réjouissance ce jeudi matin, mais plutôt à la revendication.

Après avoir passé près d’un an sans percevoir leurs salaires, les fonctionnaires contractuels en service à la commune de Dixinn se sont réunis pour faire le point sur les derniers développements des négociations avec l’exécutif communal.

Devant une vingtaine de personnes, Kalifa Diawara, secrétaire général de la section syndicale de la CNTG, a rappelé que les négociations engagées depuis le 19 octobre 2026 n’avaient, pour l’instant, abouti à aucun accord.

Au cœur du désaccord, la proposition de l’exécutif communal de payer deux mois d’arriérés de salaires au titre de 2025, avant d’ouvrir des discussions sur les impayés de 2026, estimés à neuf ou dix mois.

Une proposition que les représentants syndicaux disent avoir rejetée.

« L’exécutif communal propose aux travailleurs d’accepter le paiement des deux mois de 2025 et qu’après ce paiement, nous retournions à la table de négociation pour discuter de la situation des arriérés de 2026. Nous avons fait comprendre à l’autorité communale que nous ne pouvons pas accepter cette proposition sans rendre compte à la base », a expliqué Kalifa Diawara.

Pour le responsable syndical, l’ensemble des points inscrits dans le cahier de charges transmis à la mairesse doit être examiné au cours des négociations.

« La moindre des choses, c’est d’aller à la table de négociation pour discuter point par point de nos revendications. Mais pourquoi l’exécutif communal se focalise-t-il sur les deux mois de 2025 ? Il y a un problème », a-t-il déploré.

Face à cette proposition, les travailleurs ont exprimé leur opposition et réaffirmé leur refus de dissocier le paiement des deux mois de 2025 du règlement global de leurs revendications.

Outre les arriérés de salaires, les syndicats exigent l’annulation de la décision n°136 du 27 août 2026, prise par la mairesse et relative à la situation administrative des contractuels communaux. Selon Kalifa Diawara, cette annulation constitue une condition préalable à la reprise des négociations et à une éventuelle suspension du mouvement de grève.

Le responsable syndical a également appelé les conseillers communaux ainsi que les autorités nationales à intervenir pour trouver une issue à cette crise.

En attendant, les travailleurs maintiennent la pression, tout en se déclarant disposés à reprendre les négociations si leurs revendications sont prises en compte.

Ibrahima Sory Diallo pour Guinee7.com