Censure

Éducation : FSPE, SLECG et SNE appellent à l’arrêt total des cours dès lundi

LCR

Après des négociations marathon ayant duré de 10 h à minuit, l’intersyndicale de l’Éducation, composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, a annoncé ce jeudi 27 novembre 2025 le déclenchement d’une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national à partir du lundi 1er décembre 2025. L’annonce a été faite à 0 h, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Cette décision intervient après plusieurs semaines de tensions entre les syndicats et le gouvernement autour de la signature du statut particulier des enseignants et de la satisfaction de revendications jugées légitimes par la corporation.

Dans son avis de grève, l’intersyndicale rappelle plusieurs éléments qui, selon elle, motivent cette nouvelle escalade :

Le dépôt du mémorandum du 1er septembre 2025, resté sans suite satisfaisante.

Les décisions issues de l’Assemblée générale extraordinaire du 1er novembre 2025, tenue au siège du SLECG.

Le préavis de grève du 5 novembre 2025, qui n’a pas permis d’obtenir des avancées significatives.

La négligence du Gouvernement à répondre aux revendications légitimes des enseignantes et enseignants de Guinée.

La lenteur de la partie gouvernementale, accusée de retarder la signature du statut particulier.

Les décisions de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 novembre 2025, organisée à la Bourse du Travail.

Face à ces constats, l’intersyndicale FSPE–SLECG–SNE dit ne plus avoir d’autre choix que de recourir à la cessation totale des activités dans le système éducatif. Elle appelle ainsi toutes les enseignantes et tous les enseignants de Guinée à observer rigoureusement le mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction complète de leurs revendications.

L’avis de grève est signé par Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, et Alpha Gassama Barry, secrétaire général par intérim de la FSPE.

Cette nouvelle crise dans le secteur éducatif fait planer de fortes incertitudes sur le bon déroulement des cours à quelques semaines des évaluations semestrielles. Les regards restent désormais tournés vers le gouvernement, dont la réaction pourrait déterminer l’évolution du bras de fer en cours.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com