Censure

Conakry : le parquet traque la présence de mineurs dans les lieux de loisirs

À l’occasion des fêtes de fin d’année, le parquet spécial près le Tribunal pour enfants de Conakry, appuyé par les forces de l’ordre, a mené des patrouilles dans plusieurs lieux de loisirs de la capitale. L’objectif était de vérifier l’éventuelle présence de mineurs dans ces établissements.

L’opération, conduite par le procureur spécial près le Tribunal pour enfants, Cé Avis Gamy, s’est déroulée dans les communes de Lambanyi, Ratoma et Dixinn.

« Nous avons été à Lambanyi dans trois endroits, notamment des chicha lounges et des boîtes de nuit que nous avons contrôlés. Dans l’un des lieux, il n’y avait vraiment pas de problème, tout était conforme. En revanche, dans les autres, il y avait des difficultés. Arrivés à Kipé, un chicha lounge s’est catégoriquement opposé à notre intervention. Il a même posé des actes très subjectifs contre nous, mais nous avons dit que force restera à la loi », a expliqué Cé Avis Gamy sur la télévision nationale.

Selon lui, « ce ne sont pas les enfants en tant que tels qui sont dans notre viseur. Ce sont plutôt les parents ou toutes les personnes ayant autorité sur eux, qui ont en réalité démissionné de leurs obligations et de leurs responsabilités, et qui doivent répondre devant la loi ».

Le procureur spécial s’est également adressé aux tuteurs des personnes de moins de 18 ans ainsi qu’aux responsables des lieux de loisirs. « Chacun, en ce qui le concerne, doit prendre ses responsabilités et se dire qu’il y a des endroits où les enfants ne doivent pas se trouver. Les détenteurs de chicha lounges et les gérants de boîtes de nuit doivent savoir que nul n’est au-dessus de la loi. Depuis 2021, il existe un arrêté conjoint signé par les ministères de la Sécurité, du Budget et du Commerce, qui interdit purement et simplement l’importation, la commercisalisation et la consommation de la chicha en République de Guinée », a-t-il rappelé.

Bhoye Barry pour guinee7.com