Les congés de fin de premier trimestre se terminent le 4 janvier 2026, avec une reprise officielle des cours prévue le lundi 5 janvier. Cependant, des tensions persistantes entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement font planer le doute sur une rentrée effective.
Un enseignant du collège Ansoumania, situé dans la commune de Kagbelen et interrogé sous couvert d’anonymat, exprime son soutien aux syndicats : « Nous les suivons car ils défendent nos intérêts. Après près d’un mois sans cours, cette situation pénalise surtout les élèves qui risquent de rater des parties essentielles du programme. J’espère un compromis rapide, avec une prise en compte des revendications pour le bien des enfants. »
Dans le secteur privé, l’inquiétude est également palpable. Mamadou Diallo, enseignant dans une école privée venu percevoir son salaire, confie : « Nous sommes prêts à reprendre, car la grève ne nous concerne pas directement. Mais si les écoles publiques n’étudient pas, leurs élèves viendront semer la terreur chez nous. La dernière fois ils sont venus nous lapider et blesser gravement certains de nos enfants. Donc nos destins sont liés et c’est préférable qu’ils trouvent un compromis avant la reprise. ». Mohamed Bangoura, lui aussi enseignant, venu pour des mêmes fins rajoute : « Les grévistes du public sont payés même absents, contrairement à nous qui dépendons de notre présence. Nous ne voulons pas de cette grève. ».
Pendant que plusieurs établissements privés poursuivent les séances de révision, notamment pour les classes d’examen, l’intersyndicale et le gouvernement poursuivent ce vendredi 2 janvier les négociations autour des revendications.
Alh Cheick pour Guinée7.com
