Le corps d’un ressortissant léonais, non formellement identifié, a été découvert dans la matinée du mercredi 4 février 2026 le long des rails du train de Friguia, exploités par la société Rusal, au niveau de Dixinn Mosquée, précisément à Bawô Rails.
Selon les premières informations recueillies sur place, l’accident se serait produit dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 février 2026. Le corps a été retrouvé aux environs de 6 heures du matin, alors que le dernier passage du train avait été enregistré aux alentours de 1 heure.

Le site, récemment déguerpi, est connu pour être fréquenté par des sans-abri et des consommateurs de drogue qui y passent régulièrement la nuit, selon plusieurs témoignages.

Le corps de la victime était dans un état de dégradation avancé. Le pied gauche, bien que toujours rattaché au reste du corps, était complètement écrasé. Le bras gauche, quant à lui, a été presque sectionné au niveau du coude, ne tenant plus que par la peau. Le visage de la victime a également subi d’importants dommages, rendant son identification difficile.

La police technique et scientifique, appuyée par la gendarmerie, s’est rendue sur les lieux pour effectuer les constats d’usage et remonter les premières informations. Toutefois, toute tentative de localisation du point exact d’impact s’est révélée vaine, compliquant considérablement le travail des enquêteurs.

Présent sur les lieux, Abdoulaye Djibril Diallo, coordinateur des ouvriers exerçant le long des rails, affirme reconnaître l’individu. « Je le voyais souvent ici. Des fois, il envoyait des ordures. Il était tout le temps couché à cet endroit. Je le chassais régulièrement. Je l’ai reconnu à travers l’habit qu’il porte toujours », a-t-il déclaré.
Il explique que lorsqu’ils travaillaient encore derrière les rails, lui et ses collègues veillaient à éloigner ces personnes. Mais depuis leur déguerpissement, la situation a, selon lui, repris de plus belle. Il a lancé un appel pressant aux autorités pour renforcer la lutte contre la drogue, qu’il qualifie de fléau décimant la jeunesse.
Au moment où nous quittions les lieux, des démarches étaient en cours pour la prise en charge du corps.

La police a également alerté les représentants de la communauté léonaise en Guinée. Une fois sur place, ces derniers ont, comme dans plusieurs cas similaires, déploré le fait que de nombreux ressortissants léonais vivent en Guinée sans se faire recenser ou déclarer auprès de leur communauté, compliquant ainsi leur identification en cas de drame.
Abdoul Lory Sylla pour Guinee7.com
