Les opérations de déguerpissement des encombrants physiques ont débuté ce lundi dans la commune de Matam. Sous la supervision du Président de la délégation spéciale, Badra Koné, les pelleteuses ont détruit la façade de plusieurs boutiques, marquant ainsi le coup d’envoi de cette initiative visant à assainir la ville.
La gendarmerie, la police et l’armée ont été mobilisées pour accompagner cette opération. Les interventions ont commencé à Coleah, près de l’ENAM, avant de se poursuivre vers le marché Madina.

Dans ses propos, Badra Koné a tenu à rappeler que cette opération n’est dirigée contre personne en particulier. « La situation en général, n’est pas braquée contre une personne ou contre un groupe. Ça se fait dans l’intérêt du peuple de Guinée. Nous remercions la DATU, la police, la gendarmerie et toutes les équipes mobilisées de la mairie de la commune de Matam aujourd’hui, de l’administration communale pour mettre en exécution ce que l’on a entrepris », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur l’importance de l’entretien des espaces dégagés : « c’est très bien de dégager, c’est très bien d’enlever les encombrants physiques, mais c’est mieux de les entretenir. Et cet entretien ne se fera pas sans les élus locaux, ça ne se fera pas sans les citoyens. Nous allons impliquer tout le monde à quelque niveau qu’il soit pour que chacun joue son rôle. Le citoyen joue le rôle du bon citoyen, les autorités jouent leur rôle de très bonne autorité. »
Le Président de la délégation spéciale a rappelé que ces actions s’inscrivent dans une logique d’embellissement de la ville. « Tout le monde soutiendra ce qui se fait. Celui qui a soutenu le président Mamadi Doumbouya soutient l’esprit d’embellissement de ville de Mamadi Doumbouya. C’est ce qu’on est en train de faire. On est en train de suivre à la lettre les programmes comme ils ont été présentés à chacun, faire qu’on crée une ville propre, une ville où chacun veut se faire plaisir, où chacun veut venir faire un tour. Ça ne peut pas se faire sans que certains ne soient impactés. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Vous serez très surpris de voir que les femmes sont d’accord pour ce qui se fait, parce qu’elles ont été informées largement. On leur a dit que ce n’est pas contre quelqu’un, c’est pour le bien de tout le monde et il faut le faire. Maintenant, les aménagements dans les marchés, on est en train de les voir, les envisager, on le fera. Mais déjà, il faut trouver une solution à débarrasser les encombrants physiques, à débarrasser les voiries pour pouvoir prendre des dispositions à mettre les gens où ils se doivent. »

Enfin, il a évoqué les sanctions pour ceux qui ne respectent pas les directives de l’État : « personnellement, je souhaiterais que la taxe de ceux qui ont été forcés d’enlever les véhicules soit plus chère qu’à l’accoutumée, qu’ils payent plus cher. Parce que c’est faire une rébellion à la décision de l’État. Quand on vous demande d’enlever, enlevez. Si vous n’enlevez pas, l’État vous enverra à faire enlever. C’est ce qu’on a fait. »
Ces opérations s’inscrivent donc dans une démarche globale d’assainissement et d’embellissement de la commune de Matam, avec la volonté de conjuguer rigueur administrative et implication citoyenne.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
