Censure

Clap de fin pour Afrinov TechExpo 2026 : l’innovation guinéenne en démonstration

La foire technologique AfriNov TechExpo 2026 a officiellement refermé ses portes ce vendredi 13 février 2026, après trois jours d’échanges, de formation et de mise en réseau consacrés à l’innovation et à la souveraineté technologique en Afrique.

Dans la dynamique de promotion de l’excellence, plusieurs start-ups ont également été récompensées à l’issue d’un hackathon organisé en marge du forum, au cours duquel elles ont présenté leurs projets innovants devant un jury composé d’experts et de partenaires. Une initiative qui a permis de valoriser la créativité et la capacité d’adaptation des jeunes talents de l’écosystème technologique guinéen.

Dans son discours de clôture, le commissaire général de l’événement, Aboubacar Sidiki Condé, a salué « trois jours exceptionnels » marqués par « trois jours d’échange, trois jours d’apprentissage, trois jours de connexion », qui, selon lui, resteront « gravés dans l’histoire de l’innovation technologique en Guinée ».

Il a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette édition, affirmant que « AfriNov TechExpo 2026 a bien été bien plus qu’un événement, il a été une démonstration, la démonstration que la Guinée innove, la démonstration que l’Afrique crée, la démonstration que notre avenir technologique se construit ici, par nous et pour nous ».

Panels, masterclass et mise en relation avec les investisseurs

Revenant sur les acquis concrets du forum, le commissaire général a rappelé l’organisation de « neuf panels stratégiques » réunissant décideurs, experts et entrepreneurs, ainsi que « six masterclass permettant aux participants d’acquérir des compétences concrètes pour créer, structurer et développer leurs projets ».

Il a également souligné les opportunités offertes aux startups, notamment la mise en relation des exposants avec des investisseurs et des fonds, la mise en lumière de jeunes pousses à travers le TechPitch, ainsi que le lancement du programme BetaTest destiné à améliorer les solutions grâce aux retours utilisateurs.

Aboubacar Sidiki Condé a insisté sur la dimension collective de ces résultats : « ces résultats ne sont pas les fruits d’un hasard, ils sont le fruit d’un engagement collectif ». Il a exprimé sa gratitude envers les partenaires, sponsors, panélistes et équipes techniques, estimant que leur soutien constitue « un investissement direct dans l’avenir technologique de notre pays ».

Concluant son intervention sur une note d’engagement, il a rappelé que « AfriNov Tech Expo n’est pas une fin. C’est un début », appelant à « continuer à collaborer » et à « continuer à croire en notre potentiel », avant de donner rendez-vous pour des éditions « encore plus ambitieuses, encore plus impactantes ».

Souveraineté technologique et avenir numérique

Prenant la parole à son tour, la Directrice générale de l’innovation, Aminata Deen Touré, a félicité les organisateurs et rappelé avoir pris part à la première édition, qu’elle avait présidée à l’ouverture.

Revenant sur le thème central, « construire l’avenir numérique de l’Afrique, start-up, innovation et souveraineté technologique », elle a estimé qu’il ne s’agit pas « seulement d’un intitulé de conférence », mais « d’un thématique pour chaque nation ».

Selon elle, le forum a permis de constater que « le génie africain […] n’est plus une promesse. C’est une réalité palpable au quotidien », citant les solutions de paiement, d’autonomie énergétique, d’agri-tech et de domotique présentées durant l’exposition.

S’adressant aux startups, elle a déclaré : « les start-up, vous êtes les moteurs de croissance. […] Elles sont des laboratoires de résilience. Elles prouvent que nous pouvons créer nos propres modèles ». Elle a présenté l’innovation comme « notre levier de transformation » et « le pont vers une Afrique prospère », évoquant notamment l’intelligence artificielle et la blockchain.

Abordant la question de la souveraineté numérique, elle a souligné que « construire un avenir numérique en Afrique signifie que nous devons posséder des infrastructures, maîtriser nos données et sécuriser nos réseaux ». Pour elle, « la souveraineté technologique, c’est la garantie que le destin numérique de l’Afrique restera entre les mains des nôtres ».

Enfin, en déclarant clos les travaux du forum, la Directrice générale de l’innovation a affirmé que les initiatives lancées « ne s’arrêtent pas ici » et que les idées issues de cette édition devront « se transformer en lignes de code, en emploi et en politique publique audacieuse ».

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com