La commune urbaine de Siguiri a été le théâtre d’une violente manifestation mardi dernier. L’utilisation de machines dans les zones d’orpaillage, accusées de dégrader l’environnement et les terres agricoles est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
La protestation a rapidement dégénéré. Des barricades ont été érigées, des pneus incendiés et plusieurs biens publics endommagés. La circulation et les activités économiques ont été temporairement paralysées dans cette ville aurifère de Haute-Guinée.
72 heures après, la situation continue d’alimenter les débats. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, a qualifié les événements de « regrettables » et « évitables ». Il affirme que les autorités avaient appelé les jeunes à signaler les exploitants clandestins plutôt que de se faire justice eux-mêmes.
Selon lui, 15 personnes, dont 9 mineurs, ont été interpellées à ce stade. Les enquêtes se poursuivent et d’autres arrestations pourraient suivre. Les suspects sont actuellement détenus à la compagnie de gendarmerie territoriale de Siguiri et seront traduits en justice conformément à la loi.
Les autorités promettent de situer les responsabilités et de sanctionner les auteurs des violences à la hauteur des dégâts causés.
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