Le Président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a procédé ce soir au lancement officiel d’une série de ruptures collectives du jeûne à travers les 24 quartiers de la commune. C’est le quartier Madina Sig qui a accueilli cette première étape placée sous le sceau de la spiritualité, du partage et de la proximité.

Dans une atmosphère empreinte de ferveur religieuse et de convivialité, sages, autorités religieuses, femmes, jeunes et notables du quartier ont réservé un accueil chaleureux à la délégation communale. Ensemble, ils ont prié, rompu le jeûne et partagé le repas « dans la simplicité, la foi et la communion », selon les termes du président.
Mais au-delà du caractère symbolique de l’événement, le message était clair : cette initiative se veut avant tout un moment de proximité humaine, loin de tout formalisme administratif : « ce moment n’était pas une cérémonie protocolaire. Ce n’était pas une visite institutionnelle », a-t-il tenu à préciser.
Poursuivant : « ce n’était pas le Maire qui se déplaçait. C’était le fils de Matam, un citoyen parmi les siens, venu partager un instant de spiritualité, d’écoute et de fraternité. »

À travers cette série de ruptures communautaires, les autorités locales entendent renforcer les liens sociaux et consolider le vivre-ensemble au sein de la commune. Pour Badra Koné, ces instants revêtent une importance particulière : ils rappellent que Matam dépasse le simple cadre administratif. « Ces instants sont précieux. Ils nous rappellent que Matam n’est pas seulement une commune administrative. Matam est une famille, unie par la foi, la solidarité et le respect mutuel », a-t-il souligné.
Après Madina Sig, les 23 autres quartiers de la commune recevront à leur tour la visite du président de la délégation spéciale. Celui-ci promet de s’y rendre « avec le même esprit d’humilité, de proximité et d’engagement, InchaAllah.»

La rencontre s’est achevée par une invocation collective, appelant à l’acceptation du jeûne, au renforcement de l’unité et à la bénédiction durable de la commune. « Là où Matam prie ensemble, Matam avance ensemble », a conclu le président, résumant ainsi l’esprit de cette initiative qui se veut à la fois spirituelle et fédératrice.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
