Censure

Mamou : un patient assassiné dans son lit d’hôpital, l’enquête ouverte

Un drame d’une rare violence s’est produit à l’hôpital régional de Mamou dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 avril 2026. Un patient admis dans cet établissement sanitaire a été mortellement poignardé dans son lit par un individu dont l’identité reste, à ce stade, inconnue.

Selon des témoignages concordants, la victime a reçu plusieurs coups de couteau, notamment au niveau du ventre et de la poitrine, avant de succomber à ses blessures.

Les faits se seraient déroulés aux environs de 20 heures, dans le service CTPI de l’établissement. Profitant d’un moment d’inattention et de l’absence du personnel, l’assaillant se serait introduit dans la chambre où se trouvait le patient, alité, pour lui porter plusieurs coups de couteau, avant de prendre la fuite.

Saisies, les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin d’identifier et d’interpeller l’auteur de cet acte criminel.

Thierno Amadou Barry, chef du quartier Tambassa et proche de la victime, a livré sa version des faits :

« C’est dans la nuit du mardi que le jeune homme a rendu l’âme à l’hôpital. Mais ce n’est que le mercredi matin que nous avons été informés qu’il avait été assassiné. Nous nous sommes rendus sur place et les autorités sanitaires nous ont expliqué la situation. Avant notre arrivée, la justice avait déjà été saisie et une enquête a été ouverte pour retrouver l’auteur de ce crime. »

Il poursuit :
« L’assaillant s’est introduit frauduleusement dans la chambre alors que la victime était seule. Il lui a porté six coups de couteau, visant des parties vitales, notamment le ventre et la poitrine, avec l’intention de lui ôter la vie. Après son acte, il a pris la fuite. Pour le moment, son identité demeure inconnue. »

Il a déploré un manque de vigilance du personnel médical et du service de gardiennage de l’hôpital.
« Lorsqu’une personne meurt à l’hôpital, et que ce n’est pas la maladie pour laquelle elle a été admise qui l’emporte, c’est particulièrement triste. La responsabilité de chacun est engagée. Quand un patient est poignardé dans un hôpital, quelles que soient les dispositions prises, cela remet en cause la sécurité de l’établissement. Nous demandons aux autorités hospitalières de redoubler d’efforts pour sécuriser les patients », a-t-il déclaré.

La victime, Mamadou Keinda Doumbouya, marié à deux femmes, laisse derrière lui une veuve et quatre enfants. Son corps se trouve pour l’heure à l’hôpital régional de Mamou dans le cadre des besoins de l’enquête en cours.

Mamadou Alpha Keïta pour guinee7.com