Censure

Conakry : un enseignant jugé pour viol sur une fillette de 2 ans 8 mois

Conakry- Mohamed Condé divorcé et père de deux enfants est poursuivi par le procureur et Maïmouna Sylla pour des faits de viol sur une fillette de deux ans huit mois. Son procès s’est ouvert au tribunal de première instance de Dixinn, ce jeudi 23 juillet 2026. L’accusé est enseignant de profession mais au moment des faits il fait du gardiennage.

Mohamed Condé est sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry depuis le 17 novembre 2025. A la barre, il a nié en bloc les faits. “Je ne reconnais pas les faits, l’accusation me dépasse”, a-t-il déclaré. 

Dans la soirée du 15 novembre 2025, il revenait du travail, selon lui, il a croisé la petite fille au niveau de la rencontré de la concession et elle lui a dit que sa fiancée est à la maison.

“Je suis rentré dans le salon j’étais en train de me déchausser. La fillette est rentrée par les grillages, elle a sauté sur le fauteuil et elle a trébuché. Je les attrapé avant qu’elle ne tombe au sol. Dès que je les ai posée sur le fauteuil, elle a continué directement dans la chambre, trouvé ma fiancée”, a-t-il raconté.

Selon le rapport médical, la fille a subi des légions au niveau de ses parties intimes. La dessus, l’accusé n’a pas souhaité faire de commentaires.

Face aux questions du président du tribunal, Mohamed Condé affirme qu’auparavant, il y’a eu des incidents entre lui, sa compagne et la mère de la victime.

“On sortait avec la mère de la victime mais on a rompu”, a-t-il expliqué avant de préciser qu’après l’arrivée de sa compagne à la maison, la mère de la victime l’a coupé la parole. Selon lui, ils ne se parlaient plus et ils ont arrêté de faire l’adultère.

Au cabinet de l’instruction, selon la lecture faite par le juge, Mohamed Condé a déclaré avoir touché les parties intimes de la fillette pendant qu’il la secourait. Et qu’il l’a fait sous l’effet de l’alcool. A la barre, l’accusé n’a pas souhaité commenter ces déclarations. 

Après une ronde de questions à l’accusé, l’avocat de la défense a introduit une demande au président du tribunal d’ordonner un transport judiciaire pour voir les lieux. En réponse, le juge a déclaré qu’au moment opportun, la demande sera soumis aux différents partie pour examen.

Ainsi, le dossier a été renvoyé au 8 octobre prochain pour la suite des débats. C’est-à-dire après les vacances judiciaires. 

Bhoye Barry pour guinee7.com