Conakry- La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a décidé de renvoyer l’ensemble des affaires inscrites à son rôle. Les audiences reprendront après les vacances judiciaires, dans un contexte marqué par le décès d’un avocat.
La journée d’audience du lundi 27 juillet 2026 à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) n’a finalement pas connu les dénouements attendus dans plusieurs dossiers très suivis. Le juge Alpha Camara a annoncé le report de toutes les affaires programmées, après avoir recueilli les avis des différentes parties au procès.
Cette décision intervient à quelques jours du début des vacances judiciaires, prévues à partir du 1er août prochain. La reprise des audiences est fixée au 7 octobre 2026.
Le décès de Me Laye Sano à l’origine du renvoi
Selon les informations recueillies au palais de justice, ce report général est d’abord lié au décès de l’avocat Laye Sano. Sa dépouille se trouve actuellement à l’hôpital national Donka, une situation qui a conduit la juridiction à suspendre ses audiences.
À cette circonstance s’ajoute la période des vacances judiciaires qui doit s’étendre jusqu’au mois de septembre.
L’affaire Mohamed Lamine Bangoura attendra encore
Parmi les dossiers concernés par cette décision figure celui impliquant Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle.
Poursuivi par l’Agence judiciaire de l’État pour des faits présumés de corruption et de détournement de deniers publics, l’ancien haut magistrat devait connaître le verdict de la Cour ce lundi. Mais la décision attendue devra finalement patienter jusqu’à la reprise des audiences.
Mandian Sidibé appelé à la barre avant le report
Le report est intervenu alors que l’ancien directeur général de l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières (ANAIM), Mandian Sidibé, était attendu devant le juge.
Vêtu d’un bazin et apparaissant visiblement affaibli, l’ex-responsable devait répondre aux questions de la Cour dans une affaire portant sur un présumé détournement de deniers publics estimé à près de 78 milliards de francs guinéens.
Son passage à la barre n’a toutefois pas eu lieu en raison de la suspension générale des audiences.
Les différents dossiers programmés devant la CRIEF devront donc attendre le 7 octobre prochain pour connaître une nouvelle évolution.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
