Syli National : 12 mois après, Paulo Duarte toujours à la recherche de la bonne formule
Conakry – Douze mois après son arrivée à la tête du Syli National, Paulo Duarte affiche un bilan statistique plutôt satisfaisant. En neuf rencontres, le sélectionneur portugais a enregistré trois victoires, quatre matchs nuls et deux défaites. Un bilan qui reste toutefois à nuancer au regard du contenu proposé par l’équipe guinéenne. Sous la direction de Duarte, le Syli s’est imposé face au Liberia (2-0), à la Somalie (3-0) et au Mozambique (2-1). La Guinée a également partagé les points avec l’Algérie (0-0), le Niger (1-1), le Togo (2-2) et le Botswana (2-2), avant de s’incliner contre le Bénin (0-1) et l’Irlande du Nord (1-0).
Pour Alkaly Chérif Bayo, journaliste à Sportnews224, les chiffres sont appréciables, mais ne suffisent pas à masquer certaines insuffisances. « Il y a un bilan statistiquement reluisant. Mais quand il s’agit de l’identité de notre équipe nationale, on sait encore qu’on ne l’a pas encore obtenue. On a l’impression encore que ce ne sont pas des professionnels qui jouent, et pourtant on connaît quand même l’identité de notre équipe nationale. Pour moi aujourd’hui, Paulo Duarte, comme je l’ai dit, sur le plan statistique, c’est important, c’est reluisant, c’est appréciable. Mais sur l’identité du jeu, sur la cohésion et sur la stabilité de l’équipe, il y a véritablement un manque à gagner. »
De son côté, Abdoulaye Diallo, journaliste à la RTG, estime que le bilan ne doit pas être analysé uniquement à travers les résultats. « On peut retenir assez de choses, d’abord le choix des hommes, le discours, tout ce qui va avec. Mais après, la gestion, le message aux joueurs. Être un sélectionneur, c’est un tout. D’abord, il faut concilier les uns et les autres, il faut faire passer le message, il faut qu’il y ait des choix tactiques. Il faut faire adhérer les joueurs à ces choix. Imaginez un peu, quand il est venu, son discours qu’il a tenu, il y a d’autres joueurs qui se sont sentis vexés. On veut du sang neuf, on veut du pragmatisme, du véritable contenu parlant de notre porte-flambeau, qui est le symbole national de la République guinéenne.»
Les prochains rendez-vous notamment les éliminatoires de la can 2027 qui démarrent au mois de septembre, seront déterminants pour juger de la progression du projet du sélectionneur portugais et de sa capacité à répondre aux attentes autour de l’équipe nationale.
Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com
