Guinée- Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, a réagi ce lundi aux informations faisant état de prétendues tortures et violences qui auraient entraîné la mort de détenus transférés à la maison d’arrêt de Siguiri.
Dans une interview accordée à nos confrères de Mediaguinée.com, le magistrat affirme que les détenus concernés ont été correctement pris en charge depuis leur arrivée à Siguiri. Il rejette catégoriquement les accusations visant la garde pénitentiaire et invite le journaliste à vérifier les informations auprès des sources concernées : « par rapport aux déclarations du journaliste Abdul Latif, je voudrais apporter quelques précisions. Parce que dans son article, il fait savoir que ces gens qui sont décédés, c’est par la suite des tortures et de violences. C’est très regrettable qu’un journaliste de sa taille puisse publier des informations sans aller vérifier. »
Selon le procureur, les détenus concernés avaient été transférés depuis Conakry et auraient été correctement traités à leur arrivée à la maison d’arrêt de Siguiri : « nous, nous avons reçu ces détenus à partir de Conakry. Ils sont rentrés ici, ils sont bien traités. Ils sont bien traités et la mort arrive dans tous les maisons… toutes les maisons d’arrêt, dans toutes les prisons, ça arrive. Mais dire que ces gens ont été torturés par la garde pénitentiaire, c’est un gros mensonge. Et ce mensonge-là ne devait pas partir d’un journaliste professionnel comme lui, parce qu’il a tout le temps de venir vérifier à la source l’information. Mais si il entend seulement les rumeurs et se met à écrire ça dans ses articles, je crois que c’est déplorable. Il n’a qu’à encore chercher à se renseigner. »
Dominique Loua insiste par ailleurs sur le fait qu’aucun cas de torture n’aurait été enregistré au sein de la maison d’arrêt de Siguiri. Il évoque également la remise des dépouilles aux familles et les invite à constater elles-mêmes l’état des corps : « nous, à la maison d’arrêt de Siguiri, il n’y a jamais eu de torture. Personne. Les corps ont été remis aux parents. Il peut aller demander aux parents s’il y a des traces de torture sur les corps qu’ils ont reçus. »
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri conclut en précisant que son intervention vise à apporter un démenti aux accusations de tortures et de violences : « donc c’est ce démenti là que je voulais apporter, vraiment. Je vous remercie. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
