Guinée- Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique entend accélérer la transformation de l’administration guinéenne. Pour porter cette ambition, le ministre Faya François Bourouno a fait le choix de s’entourer de cadres issus à la fois de l’administration publique, du secteur privé et de grandes institutions internationales.
L’objectif affiché est de construire une administration davantage orientée vers les résultats, la qualité des services et la performance. Une démarche qui s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État, présentée comme l’un des axes du programme Simandou 2040.
Plusieurs personnalités ont ainsi été positionnées à des postes stratégiques au sein du département, de l’École nationale d’administration (ENA) et de l’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE).
Abdoulaye Mohamed Doukouré chargé du suivi des réformes

À la Direction générale du Suivi des Réformes et de la Qualité des Services Publics, Abdoulaye Mohamed Doukouré aura la responsabilité d’accompagner et d’évaluer les différentes transformations engagées par l’administration.
Juriste formé à l’Université Kofi Annan de Guinée, il dispose de plus de quinze années d’expérience dans les secteurs public et privé ainsi que dans les projets de développement.
Il a notamment occupé les fonctions de Conseiller chargé de Mission au ministère du Travail et de la Fonction publique et participé à la conduite de projets dans le secteur privé. Son parcours comprend également plusieurs missions d’évaluation réalisées pour des organisations telles que le PNUD, la CONFEMEN et le NDI.Sa nouvelle mission sera notamment axée sur le suivi des réformes, l’évaluation des résultats et l’amélioration de la qualité des services publics.
L’ENA mise sur une équipe aux profils complémentaires
La nouvelle École nationale d’administration, issue de la transformation de l’ancien Institut national de formation et de perfectionnement (INFP), dispose désormais d’une équipe dirigeante présentée comme un levier pour renouveler la formation des futurs cadres de l’État.

À sa tête, Mamadou Barry prend les fonctions de Directeur général. Juriste de formation, diplômé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, il possède notamment un DESS en gestion publique obtenu à l’ENAP du Québec et un LLM en droit international à l’UQAM.
Avec plus de vingt ans d’expérience, il a travaillé avec plusieurs organisations internationales, dont le PNUD et le NDI. Il a également contribué au développement de partenariats entre l’ENA et plusieurs institutions de formation de référence, notamment l’INSP de Paris, l’ENAP du Québec et l’ENA du Maroc.
Il sera accompagné par trois Directeurs généraux adjoints.

Amadou Coulibaly, chargé de la Coopération et des Partenariats, dispose de plus de treize ans d’expérience en France dans les domaines de la gouvernance, de la conformité et de la maîtrise des risques. Titulaire d’un Master 2 en Contrôle de gestion et audit opérationnel, il a notamment évolué au sein d’UGECAM Île-de-France et de Radiance Groupe Humanis.

Fatoumata Diaby, DGA chargée de l’Administration, possède une formation en sciences comptables, complétée par un Master en Audit et Contrôle de gestion. Elle prépare par ailleurs un MBA Finance à Supexec Toulouse. Son expérience de plus de dix ans comme Directrice administrative et financière dans le secteur privé devrait être mise à profit dans la gestion administrative et financière de l’établissement.

Enfin, Mouctar Dramé, nommé DGA chargé des Questions académiques, apporte son expérience dans le management, la stratégie d’entreprise et la transformation numérique. Ancien bénéficiaire du programme « Rajeunir et Féminiser l’Administration », il a ensuite évolué au sein de l’INFP et participé à plusieurs projets structurants, dont la coordination du programme d’induction civilo-militaire destiné à 10 000 nouveaux fonctionnaires.
L’ANDE confiée à des spécialistes du numérique

Autre priorité du département : la transformation digitale de l’administration. Pour conduire cette mission, le ministère mise sur Mamady Kaba, nommé Directeur général de l’Agence nationale de digitalisation de l’État.
Ingénieur informatique, titulaire d’un Master 2 MIAGE d’Aix-Marseille et formé notamment à Centrale Lille, Mamady Kaba revendique plus de quinze années d’expérience internationale. Il a travaillé en France, en Irlande et au Canada auprès de groupes et institutions tels que Sopra Steria, Thales, Société Générale, Talan et Desjardins.
Il a également apporté son expertise à la Banque africaine de développement dans le cadre du projet DIGIGOV-UFM.
À la tête de l’ANDE, il devra notamment contribuer à accélérer l’interconnexion des services de l’État, renforcer la gouvernance des données et la cybersécurité, mais aussi poursuivre la dématérialisation des procédures administratives.
Il sera secondé par François Fahira Mara, nommé Directeur général adjoint. Ingénieur télécoms et enseignant-chercheur à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 2005, celui-ci compte plus de vingt ans d’expérience dans le domaine des technologies et des télécommunications.
Ancien cadre dirigeant d’Orange Guinée, il a participé à plusieurs projets liés à la digitalisation, à l’innovation et aux services numériques, notamment dans les secteurs de l’administration, de l’agriculture et de la santé.
Une nouvelle équipe pour accompagner la transformation de l’État
À travers ces nominations, le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique entend donner une nouvelle impulsion aux réformes engagées.
Formation des futurs cadres, amélioration de la qualité des services publics et accélération de la transformation numérique constituent les principaux chantiers confiés à cette nouvelle équipe.
Pour Faya François Bourouno, cette orientation répond à une volonté de bâtir une administration fondée sur la compétence, la performance et l’efficacité, avec pour finalité l’amélioration du service rendu aux citoyens.
La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité de ces nouveaux responsables à traduire leurs expériences et leurs compétences en résultats concrets au sein de l’administration guinéenne.
