La communauté guinéenne de Bruxelles est sous le choc. Une jeune mère de deux fillettes de 3 et 6 ans a été retrouvée morte, tuée avec violence, dans son appartement du parvis de Saint-Gilles. Le parquet de Bruxelles a confirmé à la RTBF qu’il s’agit d’un féminicide.
Un amant jaloux, selon des témoignages de la diaspora
Selon de nombreux témoignages de membres de la communauté guinéenne de Bruxelles publiés sur les réseaux sociaux, la victime et l’auteur présumé, toujours en fuite, seraient tous deux d’origine guinéenne. Les mêmes témoignages décrivent le suspect comme un amant jaloux. La jeune femme contrainte de quitter la France pour s’installer en Belgique, pour des raisons floues, l’aurait gardé chez elle. Les autorités belges n’ont confirmé ni la nationalité des protagonistes ni la nature de leur relation.
L’école des enfants a donné l’alerte
L’alerte a été donnée par l’école de l’aînée, que personne n’était venu chercher en fin d’après-midi. Le matin même, un homme qui se présentait comme leur « tonton » avait déposé les enfants dans leurs écoles respectives. D’après le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, cet homme ne vivait pas officiellement avec la mère et ses enfants. La police locale a découvert le corps vers 22h30.
Le suspect toujours recherché
L’enquête a été confiée à la police judiciaire fédérale. Le parquet reste discret sur les circonstances du drame afin de ne pas compromettre l’arrestation du suspect, toujours en fuite.
Sans titre de séjour, la jeune femme était pourtant très appréciée dans son quartier. Engagée dans la vie associative et scolaire, elle accompagnait chaque matin ses filles, l’une dans une école francophone, l’autre dans une école néerlandophone. Pour lui éviter la rue à l’approche de l’hiver, la régie foncière de la commune lui avait attribué un logement en occupation précaire, avec l’accompagnement d’un service spécialisé.
Deux fillettes sans famille en Belgique
Les deux fillettes n’ont aucun proche identifié en Belgique. Elles sont hébergées provisoirement par l’institutrice de la cadette. Le juge de la jeunesse a été saisi et les enfants seront placées en famille d’accueil ou en centre d’hébergement. Le procureur assure qu’elles bénéficieront de la même protection que tout mineur en danger, quelle que soit leur situation administrative.
Une chaîne de solidarité s’est formée dans la commune, où habitants et parents d’élèves demandent déjà des informations sur les funérailles. Le bourgmestre Jean Spinette a rappelé que le drame s’est produit à deux pas de la place Marie Janson, où une stèle honore la mémoire des victimes de féminicides.
Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com
Source : RTBF, témoignages publiés sur les réseaux sociaux
