Censure

Sénatoriales 2026 en Guinée : la DGE fixe les règles financières pour les candidats

À deux mois des sénatoriales du 20 décembre 2026, la DGE serre la vis : chaque candidat devra débourser 30 millions de francs guinéens de caution et respecter un plafond de 300 millions GNF pour sa campagne, sous peine de sanctions.

Conakry – Les préparatifs des élections sénatoriales prévues le 20 décembre 2026 en Guinée s’intensifient sur le terrain. En effet, la Direction générale des élections (DGE) a fixé le montant de la caution que chaque candidat doit verser pour prendre part au scrutin.

« Conformément aux dispositions de l’article 275 du Code électoral, le montant de la caution à verser par chaque candidat prenant part aux élections sénatoriales du 20 décembre 2026 est fixé à trente millions (30 000 000) de francs guinéens », précise l’article premier de la décision de la DGE.

Selon l’article 2, la caution doit être déposée au Trésor public contre récépissé, au plus tard cinquante (50) jours avant la date du scrutin. « Les cautions sont versées sur les comptes du Trésor public ouverts à la Banque centrale de la République de Guinée. Un compte spécifique est ouvert pour Conakry et pour chaque préfecture », précise la décision.

Par ailleurs, la DGE a également fixé le plafond des dépenses de campagne électorale. « Le montant global des dépenses de campagne électorale est plafonné à trois cents millions (300 000 000) de francs guinéens par candidature », indique la décision.

Selon l’institution, il est formellement interdit à tout candidat de dépasser ce plafond. « Toute dépense excédentaire constitue une violation des dispositions du Code électoral et expose son auteur aux sanctions prévues par la loi », prévient la DGE à l’article 4.

En outre, la DGE souligne qu’en application des articles 280 et 281 du Code électoral, « chaque candidat prenant part aux élections doit constituer un fonds électoral destiné exclusivement au financement de la campagne. Les candidats doivent établir un compte de campagne auprès d’un établissement bancaire agréé, qui reçoit les fonds électoraux et retrace l’origine et l’emploi de toutes les sommes perçues et des dépenses engagées dans le cadre de la campagne. La personne responsable des dépenses électorales ne peut effectuer de paiement ni engager de dépense qu’à partir du fonds électoral ».

Bhoye Barry pour guinee7.com