Censure

Guinée : Djénaba Sory Camara DG de la police passe à l’offensive contre la chicha

La chicha est désormais dans le viseur de la Police nationale guinéenne. Dans une directive ferme, Djénaba Sory Camara donne le ton : les opérations de contrôle et de saisie doivent s’intensifier contre les acteurs de ce commerce interdit.

Conakry-La Direction générale de la Police nationale de Guinée annonce le renforcement des opérations contre la détention, la consommation, la distribution et la commercialisation de la chicha et de ses accessoires sur l’ensemble du territoire national. Cette décision figure dans une note circulaire signée le 16 octobre 2026 par le directeur général de la Police nationale, Djénaba Sory Camara.

Dans ce document adressé aux principaux responsables des services et unités de police, la hiérarchie déplore la persistance de pratiques interdites malgré les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Elle entend désormais intensifier l’application des textes prohibant la chicha et les produits connexes en République de Guinée.

Cette orientation fait suite à une réunion interministérielle convoquée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, selon le courrier n° 654/MSPC/SG/CAB/2026 du 13 octobre 2026.

À l’issue de cette rencontre, les autorités ont convenu de renforcer la coordination entre la Police nationale, l’Office central antidrogue (OCAD), la Direction générale des douanes et la Gendarmerie nationale.

Le directeur général instruit ainsi les responsables concernés de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’application effective des mesures d’interdiction de la chicha et des produits connexes ».

Les opérations devront être menées en collaboration avec les forces de défense et de sécurité compétentes, dans le respect des procédures légales, notamment en matière de constatation des infractions, de saisies et de transmission des dossiers aux autorités compétentes.

La note précise que ces instructions s’appliquent aux opérations engagées à compter du lundi 19 octobre 2026. Les services concernés devront également transmettre régulièrement des rapports détaillant les infractions constatées, les saisies effectuées, les difficultés rencontrées et les résultats obtenus.

Par cette directive, la hiérarchie policière entend assurer une application stricte et coordonnée de l’interdiction sur toute l’étendue du territoire national.

Bhoye Barry pour guinee7.com